Marie-Eve Brunet, coordonnatrice d'Action Surveillance Verdun, est entourée d'Eric Lalonde, commandant du PDQ 16, et de Sylvain Jalbert, chef de section du Sud-Ouest/Verdun au Service incendie de Montréal.
Création d'une table de concertation en sécurité publique
Assemblée annuelle d'Action Surveillance Verdun
Créé il y a dix ans, l'organisme, qui s'est plus tard doté du nom Action Surveillance Verdun, a dévoilé sa participation à une table de concertation locale en sécurité publique, lors de la tenue de son assemblée générale annuelle, le 1er juin.
«Nous avons eu une première réunion la semaine dernière durant laquelle un projet qui demande des représentations politiques a été mis sur la table. La prochaine rencontre du comité aura lieu le 23 juin», raconte Richard Lefebvre, président réélu au conseil d'administration d'ASV et membre de la table de concertation locale en sécurité publique. Cette table vise à accroître le sentiment de sécurité et d'assurer la prévention concertée des crimes, risques et sinistres.
Nombreux projets
Coordonnatrice d'ASV depuis le début de mars, Marie-Eve Brunet a présenté le bilan 2008 de l'organisme, dirigé à l'époque par Marie-Eve Landry, qui était présente pour l'assemblée annuelle. Cette dernière travaille maintenant comme chargée de projet à l'Association canadienne pour la santé mentale, filiale de Montréal.
Aussitôt en poste, Mme Brunet a suivi les formations 911 et sécurité domiciliaire, a poursuivi les activités et services de l'organisme, tout en élaborant un audacieux plan d'action pour 2009, dont le tiers est déjà réalisé.
«L'ASV offre une variété de services et de nombreux nouveaux projets, en plus de la table de concertation. Je compte sur l'expertise de collaborateurs et membres du conseil d'administration pour les mener à bien», souligne la coordonnatrice.
Dates à retenir
Marie-Eve Brunet se déplace vers les citoyens pour tenir les activités. Par exemple, elle rencontre des aînés dans leurs lieux familiers pour les prévenir d'abus et de fraudes. De plus, l'ASV tiendra un kiosque d'information sur la rue Wellington lors de la vente-trottoir en cours jusqu'au 6 juin; une séance d'information sur la sécurité familiale à la Maison des familles, dès 9h le 10 juin; ainsi qu'une marche exploratoire pour analyser la sécurité du quartier Desmarchais-Crawford, dès 10h le 16 juin, à partir du Centre Dawson.
Quant au projet Cocon, il débutera le 21 juin. La coordonnatrice fera du porte-à-porte dans un secteur où un certain nombre de vols par effraction à domicile a été commis. «Il s'agit d'avertir les citoyens d'être vigilant, tout en proposant du burinage ou une visite de sécurité domiciliaire», précise Marie-Eve Landry, qui connaît bien son fonctionnement.
Comme coordonnatrice, Marie-Eve Brunet souhaite un financement récurrent et traînera un pot dans les événements pour accepter les dons du public à l'ASV, au lieu d'augmenter la cotisation des membres.
Par ailleurs, l'assemblée a élu par acclamation pour un an les nouveaux administrateurs Guillaume Demers et Dimitri Dimitrov, en plus de renouveler les mandats de Margot L'Espérance comme administratrice et de Kevin Hirsh comme trésorier, en plus de M. Lefebvre à la présidence. Les postes de vice-président et de secrétaire, détenus par Robert Lalonde et MarieClaude Leroux, n'étaient pas soumis au ballotage cette année.
État de la criminalité
Le commandant du PDQ 16, Eric Lalonde, a enchaîné en brossant un portrait de la criminalité en 2008 à Verdun. «Une très bonne année par rapport à 2007 avec des taux à la baisse pour les introductions par effraction (8%), les vols qualifiés (19%), les vols de véhicules (13%), les accidents de circulation matériels (3%) et avec blessés (18%) ainsi que les graffitis (26%)», a-t-il livré d'entrée de jeu, tout en précisant que les opérations en civil ont été efficaces envers les auteurs de graffitis.
Il a réitéré que les mêmes priorités seront surveillées de près en 2009, en rappelant que la police intervient rapidement dans les cas où une vie est en danger. «Nous travaillons sur ce qui trouble la paix des citoyens pour leur donner un sentiment de sécurité», assure M. Lalonde.
Préoccupations
Ce dernier a également pris note des préoccupations soulevées par les membres d'ASV, comme l'absence du patrouilleur à pied permanent sur la rue Wellington, qui est devenue rock n'roll avec la réapparition de vendeurs de drogue et de prostitués, de même que la présence nouvelle de musiciens aux coins des rues et de quêteux acharnés.
«Chaque agent fait de la patrouille à pied», a pourtant assuré le commandant. Il précise que des autopatrouilles circulent à la fermeture des commerces pour sécuriser les lieux, surtout sur Wellington. Pour l'itinérance, il estime qu'il s'agit d'un problème de société dans l'occupation de l'espace urbain, mais assure que la police fait son travail.
Le non respect des passages pour personnes et l'incompréhension du fonctionnement des carrefours giratoires ont aussi été abordés. «La sécurité routière est l'affaire de tous, a d'ailleurs émis M. Lalonde. Il est important pour les utilisateurs des passages pour personnes d'établir un contact visuel avec les automobilistes avant de traverser. Cela dit, il existe des endroits spécifiques pour traverser, particulièrement pour les piétons», fait remarquer le commandant. Mme Brunet rappelle que l'arrondissement a mis l'emphase sur la signalisation pour baliser les passages pour personnes.
Écoles, vélos et parcs
Quant à la violence et au taxage que les jeunes ont peur de dénoncer dans les écoles, par crainte de représailles, Eric Lalonde affirme que des agents sociocommunautaires rencontrent les élèves chaque semaine pour aborder ce genre de sujets. Il a aussi annoncé que la patrouille à vélo a débuté le 15 mai et que son rôle est d'éduquer les cyclistes sur la réglementation municipale, notamment de ne pas circuler sur les trottoirs ou en sens inverse. «C'est la même chose pour les jeunes qui sont dans les parcs en dehors des heures d'ouverture. C'est plus une question de respect et de savoir-être. Il ne s'agit pas automatiquement de donner une contravention, s'ils coopèrent poliment, mais certains ont besoin de recevoir un constat d'infraction pour comprendre», raconte-t-il.
M. Lalonde a aussi rassuré les gens qui se demandaient si le PDQ 16 avait été touché dans ses effectifs par les coupures budgétaires du SPVM et si le déménagement du poste, en novembre ou décembre à l'arrière du bureau d'arrondissement, affecterait les opérations courantes.