Entre la « terre ferme» et l’île
De temps à autre, des gens prennent la peine d’écrire au Magazine pour dénoncer la désignation d’une partie de Verdun par les mots « terre ferme ». La dernière lettre à ce sujet a été écrite par une dame du quartier L'Île-des-Sœurs, le 22 mai dernier.
Cette dame soutient que l’on contribue à promouvoir l’utilisation d’un terme inapproprié puisque Verdun fait partie d’une île, celle de Montréal. Cette lectrice ne semble pas remarquer que, depuis plusieurs années, les mots « terre ferme » sont toujours placés entre guillemets, dans les textes du journal. On les emploie presque exclusivement pour citer les propos tenus par des personnes qui veulent faire la distinction entre différentes parties du territoire de l’arrondissement de Verdun.
Il reste qu’il serait erroné d’écrire qu’il y a un service de traversier entre Verdun et l’île des Sœurs, puisque cette dernière fait partie du territoire de Verdun. Pour être rigoureux, il faudrait écrire que ce service existe entre l’île des Sœurs et l’île de Montréal, ce qui, il faut le reconnaître serait très superficiel, comme information. La même situation se présente à chaque fois qu’il est nécessaire d’apporter une telle précision. Comme les mots « terre ferme » sont bien compris et acceptés par 99% des lecteurs, on les utilise, tout en prenant le soin de les placer entre parenthèses, pour bien indiquer qu’ils ne sont pas conformes à la réalité géographique du territoire verdunois.
Par la même occasion, il est opportun de rappeler que le « L » majuscule fait partie intégrante du nom du quartier de L'Île-des-Sœurs et que ce toponyme est maintenant reconnu officiellement. Par contre, quand on décrit le territoire géographique de cette partie de l’arrondissement de Verdun, il faut écrire « l’île des Sœurs », sans L, ni I majuscule et sans traits d’union.