Les nids seront-ils enlevés à jamais ou installés ailleurs qu'au boisé?
Nids de discorde
Pétition ou relocalisation
L'étudiante Julie Hauver, qui a installé trois nids expérimentaux au boisé Saint-Paul pour un projet universitaire, réfléchit à la suite des choses, après que Nature-Action Québec lui ait demandé de les retirer.
«On m'a avisé de faire ça vite, estimant que la présence des nids crée de l'interférence avec l'écosystème», confirme Mme Hauver. Ne croyant pas trop à la raison invoquée, elle affirme réfléchir à la possibilité de faire circuler une pétition pour garder les nids à leur endroit actuel. Ou bien de les retirer temporairement, le temps de trouver, avec l'arrondissement de Verdun, un autre endroit pour les installer, sans perturber quoi que ce soit.
On se rappelle que Dany Tremblay, directeur de l'Aménagement urbain et des services aux entreprises à l'arrondissement, a estimé la semaine dernière que le projet de Mme Hauver aurait pu se tenir sans problème au lac Lacoursière.
Nids dangereux?
L'étudiante qui habite à L'Île-des-Sœurs souhaite laisser les nids où ils sont actuellement. Elle affirme qu'il y des choses plus dangereuses que ses nids dans le boisé, comme des bidons d'essence, du métal rouillé, des morceaux de plastique et de styrène, ainsi que d'autres détritus. Ce qui amène Julie Hauver à poser la question suivante: qu'est-ce qui fait plus d'interférence avec l'écosystème; ses nids ou les déchets? Sans lier les deux cas, chacun mériterait cependant une attention particulière.
Quant à la présentation de son projet en classe, Mme Hauver raconte que «tout s'est merveilleusement bien déroulé, que le projet a fasciné les étudiants et qu'ils avaient apprécié ce qu'elle avait fait».