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Les nids expérimentaux seront enlevés

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 26 mai 2009 à 12:04
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Les nids expérimentaux seront enlevés
Les nids de la discorde.
Les nids expérimentaux seront enlevés
L'installation d'un troisième nid au boisé Saint-Paul a fait déborder le vase de l'arrondissement de Verdun, qui a mandaté l'organisme Nature-Action Québec de faire retirer les trois nids placés sans autorisation par l'étudiante Julie Hauver pour un projet universitaire.
«J'ai parlé avec Mme Hauver et lui ai demandé de nous montrer son projet, mais elle avait déjà installé deux nids», raconte Lise Roy, architecte de paysage à l'arrondissement. L'étudiante de L'Île-des-Soeurs était donc au courant des procédures quand elle a placé un troisième nid, sans obtenir de permission, tout en piétinant la végétation du boisé, un endroit pourtant protégé et ayant une servitude de conservation et de non construction. «Les gens ne peuvent pas intervenir comme ils le veulent, car ils provoquent des effets perturbateurs», ajoute Mme Roy. Cette dernière, qui qualifie d'intéressants les «perchoirs», souligne que Nature-Action Québec a contacté Mme Hauver pour lui demander d'enlever ces nids, sinon l'organisme le ferait.
Milieu fragile
Le fait de marcher hors sentier pour exposer sa dernière installation artistique n'a pas été apprécié. «Le boisé est un endroit sensible. Les biologistes disent que c'est un milieu fragile. Il demeurera une richesse si tout le monde en prend soin», affirme Dany Tremblay, directeur de l'Aménagement urbain et des services aux entreprises à l'arrondissement.

Ce dernier ajoute qu'un rapport sur l'état de santé du boisé sera déposé sous peu. Il contiendra l'inventaire de la végétation du boisé. Selon M. Tremblay, les dommages causés par les chiens qui se promènent hors sentier pourraient remettre en question leur droit de présence.

Quand aux futurs projets d'étudiants ou de toute autre nature, M. Tremblay invite la personne en charge à passer par les services de l'arrondissement avant d'exécuter son plan. «Le projet de Mme Hauver aurait pu se tenir sans problème au lac Lacoursière», précise-t-il.

Concernant la problématique des castors, surtout dans le boisé, aux abords du Club marin et en arrière de l'Auditorium, Dany Tremblay souligne qu'un grillage est présentement installé autour des arbres de ces secteurs pour les protéger de ce rongeur.

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