«C’est assez, c’est assez!, a crié à plusieurs reprises Pierre Falardeau, en se prenant la tête à deux mains, dénonçant les prises de position des fédéralistes et même des péquistes qui, selon lui, «ne se donnent plus le droit de protester».
«C’est assez!!!», crie Pierre Falardeau
En tout point conforme à son style et à son image, le cinéaste et pamphlétaire indépendantiste Pierre Falardeau est encore une fois tombé à bras raccourcis sur les «fédéraux», selon son expression, dimanche dernier, au brunch de la section Marguerite-Bourgeoys de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB-M), à Lachine.
Le très coloré personnage, conférencier invité par la SSJB, a parlé principalement de la controverse entourant la commémoration de la Bataille des Plaines d’Abraham, mais surtout du recul forcé des organisateurs. Pierre Falardeau a même dit qu’il faudrait «manifester pour célébrer la victoire, celle de l’annulation de la commémoration», écorchant au passage autant la ministre conservatrice Josée Verner que la députée péquiste Agnès Maltais…
«C’est assez, c’est assez!!, a crié à plusieurs reprises Falardeau, en se prenant la tête à deux mains, dénonçant les prises de position des fédéralistes et même des péquistes qui, selon lui, ne se donnent plus le droit de protester. C’est pitoyable. On fait rire de nous. On se fait fourrer», a déclaré le réalisateur de 15 octobre 1837, saupoudrant ses propos de nombreux jurons, fidèle à lui-même, dans ses montées oratoires, au cours desquelles on sent toujours son émotivité à fleur de peau, avouant même au passage qu’il pouvait avoir tort…
Le conférencier au ton et au style singuliers et uniques a mentionné qu’il préférait la création de mouvements indépendantistes, «qui ont la possibilité d’organiser des événements, des manifestations», plutôt que de nouveaux partis prônant l’indépendance et qui, «comme Québec Solidaire, finissent par ne jamais parler d’indépendance».
Toujours égal à lui-même, Pierre Falardeau a aussi lancé quelques flèches méprisantes à l’endroit de plusieurs journalistes, dont Michel C. Auger (Radio-Canada), Chantal Hébert (Le Devoir) et François Parenteau (Voir), ne manquant jamais l’occasion d’utiliser un qualificatif négatif qui fait réagir son auditoire.
À sa défense toutefois, Pierre Falardeau a rendu un hommage au cinéaste et poète Pierre Perreault, qu’il a présenté un peu comme son modèle et mentor, réalisateur de grands films de cinéma direct tels Le règne du jour et Les Voitures d’eau.
À la période de questions, M. Falardeau s’est frotté à quelques éléments radicaux, notamment au travers des commentaires des représentants du Parti Indépendantiste (PI) et du Parti pour la République du Québec. On peut dire que l’émotion et la fébrilité partisanes étaient dans l’air.
Sylvie R. Tremblay
Commentaire mis en ligne le 29 mars 2009C'est assez !!!
Pétition pour entre autre nationaliser notre équipe de hockey.
http://www.lapetition.be/en-ligne/cest-assez--4081.html