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Le point sur les graffitis

Pierre Lussier par Pierre Lussier
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Article mis en ligne le 17 mars 2009 à 11:32
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Le point sur les graffitis
Le chalet du Parc Therrien, cible des graffiteurs.
Le point sur les graffitis
Pierre Lussier
Les graffitis, c'est un problème de société qu'on ne peut facilement résoudre sans confronter les approches préventives et répressives.
C’est lors d’un «Town Hall Meeting» tenu récemment avec les élus que des citoyens ont rappelé aux autorités le dossier toujours d’actualité des graffitis. «À Verdun, on enlève les graffitis dès qu'on les voit, afin de ne pas créer un sentiment d'insécurité chez les résidants confrontés à un environnement négligé» a rappelé le directeur de l’arrondissement, Gilles Baril qui a précisé tout de même qu’on ne peut les effacer en saison hivernale à cause du froid. Dès que la température le permettra, les cols bleus pourront nettoyer les murs du Chalet du parc Therrien, abondamment fleuris de tags et de barbouillages. L’équipe chargée de les faire disparaître efface entre 15 000 à 25 000 mètres carrés de graffitis par année dans Verdun. En 2007, Verdun a investi plus de 100 000$ dans ces opérations de nettoyage et le budget pour l’année en cours est de 200 000$.

Devrait-on faire payer les responsables des graffitis? En fait, les juges imposent souvent de telles sentences lorsque les auteurs sont traduits en justice, selon le maire Claude Trudel. «Les policiers ont raffiné leurs méthodes, ils sont plus attentifs aux graffitis», a mentionné le maire, citant le chiffre de 35 arrestations en rapport avec ce type de méfait, l'an dernier. Les graffitis marquent parfois le territoire des gangs de rue. Là-dessus le maire Trudel a affirmé catégoriquement, «il n'y a pas d'activités de gangs de rue à Verdun»!

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Benny Vinicci

Commentaire mis en ligne le 20 août 2009
Les graffitis, un problème de société ? De l'insécurité ? Des gangs de rue ?

En tant que sous-culture, les individus qui y sont extérieurs tentent de trouver un sens à partir de leurs propres références culturelles. Or, ces références sont caduques et ont pour résultat de provoquer un certain fouillis dans lequel se retrouvent de fausses représentations (graffiti = violence, graffiti = gang de rue) qui se mêlent souvent à de la démagogie pour aboutir à des conclusions quelque peu douteuses, pour ne pas dire culottées.

L'hygiénisme urbain est peut-être un problème de société. Le graffiti n'est peut-être qu'une forme de réappropriation de l'espace public face aux tentatives de répression de la parole des individus.

Quand on ne peut plus parler on écrit, et l'on est tenté de confronter l'invisibilité sociale qu'impose la société par une visibilité matérielle.

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