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Un cycliste verdunois traverse le Canada… en hiver

Le vélo 12 mois par année, c’est possible!

par Pierre Lussier
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Article mis en ligne le 16 février 2009 à 17:32
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Un cycliste verdunois traverse le Canada… en hiver
François Dagenais-Côté et son inséparable vélo.
Un cycliste verdunois traverse le Canada… en hiver
Le vélo 12 mois par année, c’est possible!
Traverser la Saskatchewan à vélo par -30 Celsius, ce n'est pas une sinécure, pourtant un jeune homme de Verdun a parcouru une plus grande distance. En effet, François Dagenais-Côté a réalisé avec succès le périple de 4500 kilomètres entre Vancouver et Montréal. Le jeune Verdunois a réussi à démontrer qu'on pouvait voyager en vélo 12 mois par année.
François Dagenais-Côté n'est peut-être pas un athlète d'élite, mais c'est tout de même un grand sportif. Il jouit d’une santé à toute épreuve, ce qui lui permet de réaliser des prouesses aussi spectaculaires que gravir une montagne de l'Himalaya ou parcourir de grandes distances à vélo par un froid sibérien.
Seul sur la route…

Le Verdunois de 21 ans a décidé d'entreprendre cette excursion dix jours avant son départ, sans commanditaires ni partenaires de route. Il a pris l'avion jusqu'à Vancouver, pour ensuite enfourcher son vélo et traverser le Canada sans escorte, en 47 jours.

Parti de Colombie-Britannique, le 27 novembre 2008, François a complété le trajet pour retrouver les siens à Verdun, le dimanche 11 janvier 2009. Que d’émotions pour la famille Dagenais-Côté, lorsque François est apparu sur le boulevard LaSalle, après un si long voyage. «J'étais pressé de terminer la dernière étape en Ontario, parce que je voulais être à temps pour le début de la session à l'UQAM», précise le cycliste, qui s'est inscrit en Géographie internationale, après un an et demi passé loin des bancs d'école.
Le visiteur du soir
Au départ de Vancouver, la météo était plutôt clémente avec du temps doux et pas de neige. La géographie a vite rattrapé le jeune homme avec la traversée des montagnes Rocheuses. «J'avais parfois jusqu'à quatre heures de montée, et je ne mettais jamais le pied à terre», assure le cycliste.

En terrain plat dans les Prairies, François franchissait des étapes de 100 à 120 km par jour, le vent dans le dos. Il dormait sous la tente ou même à la belle étoile, parfois dans la remise chez un bon samaritain, ou exceptionnellement dans un motel, comme la nuit de Noël. En quittant Winnipeg, le vélo a lâché, le dérailleur et le pédalier ayant rendu l'âme. Par chance, le jeune Verdunois a trouvé un vendeur de bicyclettes qui a contacté le manufacturier pour se procurer des pièces de rechange que la firme Marinoni lui a livrées gratuitement.

Après être entré en Ontario, François a préféré emprunter la route qui longe le Lac Supérieur par le sud, donc du côté américain, avant de revenir au Canada à Sault-Ste-Marie.
Un moyen de transport efficace
«En été, des cyclistes ont traversé le Canada en 28 jours de Vancouver à Saint-Jean Terre-Neuve, mais en hiver je crois être le premier Canadien à accomplir le périple Vancouver-Montréal», affirme en toute modestie le jeune homme.

Le jeune Verdunois a prouvé qu’on pouvait effectuer un tel trajet même en hiver. Il a surtout démontré, -et c’était là le but de son périple-, que le vélo est un moyen de transport efficace et non-polluant, qu’on peut utiliser 12 mois par année. «Que Montréal investisse davantage dans le transport en commun et l’utilisation du vélo comme moyen de transport alternatif, il y a trop d'automobile au centre-ville», insiste-t-il.

La famille Dagenais-Côté n'a pas fini d'épater le public du Grand Sud-Ouest. En effet, les oncles de François participaient il y a encore quelques années, aux fameux Mardis cyclistes de Lachine. Son père Grégoire Côté a pris part au Tour de l'Île dans le peloton d'élite. Enfin, sa soeur Jacinthe a effectué récemment à bicyclette, le trajet entre Montréal et l'Assemblée nationale à Québec afin de prouver aux élus que le vélo est un moyen de transport quatre saisons. En janvier dernier, sa plus jeune soeur Marjolaine a chaussé ses skis de fond pour accompagner les participants de la Traversée de la Gaspésie, dans leur périple montréalais.
Le goût de l'aventure
Friand de plein air, François a fait la connaissance de Pierre Gougoux et de son groupe d'adeptes de l'escalade au Cégep André-Laurendeau. Résultat: en 2006, François se rendait au camp de base du Mont Everest au Népal. L'année suivante, il escaladait la montagne voisine de l'Everest, l'Amadablam qui culmine à 6 812 mètres. «Je ne suis pas un alpiniste , s'empresse de dire le jeune Verdunois!»

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