Les abribus sont souvent couverts de graffitis, principalement en hiver.
L'état d'abribus laisse à désirer
Les utilisateurs du transport en commun à L'Île-des-Sœurs qui bénéficient d'un abribus pour attendre le véhicule de la ligne voulue n'ont pas toujours l'impression d'être dans un lieu sécuritaire, tellement il est marqué de graffitis parfois agressants de par leurs formes et leurs couleurs.
Cette situation est peut-être plus fréquente en hiver, alors que les nombreuses tempêtes de neige monopolisent le travail des sept employés d'entretien de la Société de transport de Montréal assignés au millier d'abribus dont elle est responsable sur l'île de Montréal, dont 37 sur le territoire de l'arrondissement de Verdun incluant le quartier Île-des-Sœurs. À noter que les compagnies de panneaux d'affichage et les arrondissements sont aussi responsables d'autres abribus sur le territoire montréalais.
«La priorité en hiver est d'assurer aux usagers une accessibilité aux abribus et de vérifier la sécurité de ceux-ci», affirme Isabelle Tremblay, de la STM. Elle ajoute que le personnel désigné procède régulièrement au nettoyage des abribus, mais que c'est plus difficile pendant la saison froide.
«Généralement la période intensive de nettoyage se déroule de la troisième semaine de mars jusqu'au froid ou à la neige qui arrive à l'automne», précise Mme Tremblay. L'entretien comprend le ramassage des déchets, le lavage des vitres, le balayage du plancher et des travaux de réparation devenus nécessaires parfois en raison du vandalisme, ainsi que l'enlèvement des graffitis, si requis.
«La présence de graffiti n'est pas tolérée dans les abribus en temps normal, mais en hiver la priorité est ailleurs et l'enlèvement peut prendre plus de temps. Toutefois, si on nous rapporte la présence d'un graffiti haineux, il sera enlevé dans les 24 heures», assure Mme Tremblay. Une vitre cassée aussi sera changée rapidement.
Alors que Le Magazine rapportait à la STM la présence de nombreux abribus agrémentés de graffitis à L'Île-des-Sœurs au début de la semaine dernière, un retour d'appel de l'organisme a permis de savoir que le nettoyage d'un de ces abribus dont il est responsable a été fait en une heure, peu de temps après la «dénonciation».