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Le Magazine Ile-des-Soeurs
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Laurence Vallerand est une future championne de ski alpin

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 12 février 2009 à 17:01
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Laurence Vallerand est une future championne de ski alpin
Laurence Vallerand expose ses succès en ski alpin. (Photo: Martin Chamberland)
Laurence Vallerand est une future championne de ski alpin
À l'âge de 15 mois, la petite Laurence Vallerand arpente déjà des pistes de ski. Rendue à 16 ans, elle vient d'atteindre une vitesse de 111 km/h en dévalant une pente du Mont Sainte-Anne, quelques jours après avoir obtenue son deuxième podium de la saison, l'argent en Super G. Portrait d'une future championne de ski alpin.
En fait le futur est presque arrivé pour l'athlète de L'Île-des-Sœurs. Elle se classe actuellement première au Canada en Super G, deuxième en slalom et au combiné, ainsi que sixième en slalom géant. «Je veux être la meilleure au pays dans chaque discipline», affirme l'ambitieuse skieuse, qui occupe aussi le troisième rang en Super Série, assez bon actuellement pour faire partie de l'équipe du Québec.

Plus tôt cette saison, qui s'étend de la mi-décembre à la fin avril, Laurence Vallerand a obtenu la médaille de bronze en slalom le 8 janvier à Bromont avec un temps de 1:37,50, à une seconde de la deuxième place. Il s'agissait là de son meilleur résultat en près d'un an, puisqu'elle a obtenu son premier podium en carrière, une médaille d'argent, le 28 janvier 2008, en slalom géant, à Georgian Peaks, en Ontario.

Effectuée dans des conditions difficiles, après une tempête de neige, la course à Bromont a pourtant été profitable pour Laurence. «C'est d'autant plus satisfaisant, parce que la dernière section du parcours avait des virages et était très rapide. J'ai skié du mieux que je le pouvais sans me poser de question.» Le tiers des skieuses n'a pas terminée les deux manches.
Athlète de l'année
Pour fournir de telles performances, Laurence Vallerand s'entraîne au Centre Claude-Robillard d'avril à octobre. Elle fait de l'haltérophilie et du conditionnement physique. Ensuite, elle participe à des camps d'entraînement de ski alpin. Elle s'est rendue ces derniers mois en Argentine, au Chili et en Alberta. Elle a aussi participé en janvier à un événement nord-américain comprenant des athlètes d'une vingtaine d'années.

Durant la saison de compétitions, elle se rend au Mont Chanteclerc, car elle est membre du Club Chanteclerc où elle a fait ses débuts. Skieuse pour le groupe élite de la Division Laurentienne de ski, Laurence Vallerand a obtenu le Prix Jacques G. Hébert en 2008 pour sa détermination exemplaire, tant à l'entraînement qu'en course.
Pas de ski sans études
Les parents de Laurence, Louise Vanier, designer d'intérieur, et René Vallerand, avocat et ancien champion de ski, sont des insulaires depuis au moins 20 ans qui tiennent mordicus à ce que leur fille poursuive ses études tout en pratiquant le ski. Ils ont donc opté pour un collège qui s'adaptera aux besoins spécifiques d'une athlète qui manque la moitié des cours en raison de ses compétitions.

«J'étudie actuellement dans le programme sports-étude au Collège de Montréal et j'étais en concentration d'arts plastiques durant le premier cycle», souligne Laurence Vallerand, qui se prépare à entrer au Lower Canada College pour suivre une 12e année étalée sur deux ans.

«Ce programme est reconnu par les universités américaines et Bishop. C'est une voix qui permet de concilier études et ski pendant qu'il est possible qu'elle en fasse une carrière», précise sa mère, qui souligne les succès académiques de sa fille, sauf en maths. Laurence se dirigera ensuite soit en sciences humaines ou en arts et lettres. Elle est attirée par la création dans les domaines des communications et de la publicité.
Avenir prometteur
Triple médaillée aux Jeux du Québec en 2004, Laurence Vallerand aime les styles des skieuses Lindsey Vonn et Marie-Michèle Gagnon. La première pour son aisance sur les pentes et sa technique de bouger beaucoup et d'être agressive; la deuxième parce qu'elle va à fond, effectue de bons virages et ne se laisse pas déranger par une erreur.

D'après la skieuse insulaire, ses forces sont de bien gérer la pression, rester concentrée, bien compléter les virages et d'analyser ses performances sur vidéo pour s'améliorer, notamment en étant toujours en mouvement, d'être plus statique sur ses skis et d'avoir confiance.

Après avoir récemment expérimenté la vitesse en piste, ce qui ne rassure pas sa mère, Laurence vise une saison remplie de succès, afin de percer l'alignement de l'équipe du Québec et poursuivre sa progression pour participer aux Jeux olympiques un jour.

L'athlète insulaire, qui a un frère jouant au football, pratique aussi le ski nautique et le wakeboard.
Question de discipline
Pour s'astreindre à un régime de ski si intense, Laurence Vallerand doit faire preuve de discernement. «Parfois je dois refuser une offre de sortir entre amies parce que j'ai un entraînement le lendemain matin. C'est difficile, mais cela en vaut la peine. Je vois mes amies quand je peux», conclut-elle.

La mère de l'athlète trouve que sa fille affiche une belle maturité. «Elle fait du ski par choix personnel et cela implique une certaine discipline. Notre rôle comme parents est de l'accompagner là-dedans», ajoute Mme Vanier.

Accompagner un enfant dans un sport veut aussi dire investir dans l'équipement et débourser pour des voyages. Bien qu'elle soit commanditée par Atomic pour ses skis, Laurence n'a pas d'autres commanditaires. Elle a d'ailleurs besoin de plusieurs paires de skis chaque année. «Heureusement qu'ils sont encore en état pour que je les utilise ensuite», conclut à son tour Mme Vanier.

Après être allée à l'école seulement deux jours en janvier, Laurence Vallerand a repris son banc le 6 février. Elle s'entraînera à travers les devoirs jusqu'à sa prochaine compétition en mars lors d'un championnat junior américain. Elle est l'une des 15 canadiennes sélectionnées pour y participer. Une autre expérience pour la progression de l'athlète insulaire vers les sommets du ski alpin.

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Josée Delisle

Commentaire mis en ligne le 12 février 2009
Très bel article, Bravo Laulau (pour les intimes) conitues tu vas y aller au Olympique.

Mais un petite correction à faire. Le nom de sa mère

est Louise Grenier et non Louise Vanier.

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