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Claude Trudel quitte la présidence du conseil de la STM

Pierre Vigneault par Pierre Vigneault
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Article mis en ligne le 27 janvier 2009 à 18:36
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Claude Trudel quitte la présidence du conseil de la STM
Claude Trudel a terminé son mandat à la présidence de la Société de Tranport de Montréal.
Claude Trudel quitte la présidence du conseil de la STM
Le maire de l’arrondissement de Verdun, Claude Trudel, a rencontré les représentants des médias locaux, lundi midi, pour commenter la fin de son mandat à la présidence du conseil de la Société de transport de Montréal. Il admet avoir d’abord été surpris et déçu d’apprendre la décision du maire Gérald Tremblay, mais qu’il l’acceptait sans amertume.
Au cours de la journée de lundi, le maire de Montréal a annoncé plusieurs changements au conseil exécutif et à différents postes. C’est dans le cadre de ces changements que Claude Trudel a été remplacé par Michel Labrecque à la présidence de la STM. M. Trudel poursuivra l'important travail de leader de la majorité, au conseil municipal et il assumera également la présidence de la commission du conseil sur la mise en valeur du territoire, l'aménagement urbain et le transport collectif.

Ayant occupé des fonctions ministérielles au sein du gouvernement du Québec, M. Trudel savait que les défis de l’administration publique réservaient souvent des changements imprévus aux postes les plus importants. Il était cependant tellement engagé dans plusieurs dossiers majeurs, au sein de la STM, qu’il n’avait pas eu le temps de penser à une éventuelle fin de mandat. Ce qui le déçoit le plus, c’est de ne pouvoir compléter les projets qui lui tenaient à coeur.

Ayant été informé de cette décision quelques jours plus tôt, M. Trudel avait eu le temps de faire le bilan de ses actions, lorsqu’il a rencontré les journalistes de la presse locale, lundi midi. Il se dit fier de pouvoir laisser à son successeur une société mieux gérée, en meilleure santé financière et mieux intégrée dans la vie économique, sociale et culturelle de Montréal que lors du début de son mandat, en janvier 2006.

Il rappelle qu’au cours des trois dernières années, l’achalandage autobus-métro a augmenté de 6,5 % et que sous son impulsion, la STM a entrepris un important virage pour se rapprocher de ses clients et de ses partenaires. La Société a fait mieux connaître ses services et amélioré son image publique, notamment en augmentant son implication dans la communauté.

En début de mandat, en janvier 2006, Claude Trudel souhaitait que sa vision du transport en commun se traduise par un virage corporatif marqué au coin du dynamisme, de la modernité et de l’engagement dans la communauté. «J’entendais aussi rajeunir l’organisation dans sa façon de fonctionner et de l’amener à prendre conscience de l’importance de son rôle dans la réalisation d’un Montréal davantage axé sur le transport en commun», affirme-t-il. Dans cet esprit, il ne cache pas sa fierté à l’endroit de l’équipe de direction qui soutient actuellement le directeur général.

Parmi les motifs de satisfaction qu’il a invoqués, M. Trudel cite l’entente avec les gouvernements fédéral, provincial et municipal pour augmenter le financement des programmes d’infrastructure (via la SOFIL). Il mentionne également le programme d’amélioration de service conformément à la Politique québécoise de transport collectif (PQTC) qui permettra d’injecter 100 M$ supplémentaires, chaque année, pour développer et améliorer les services. Toujours au chapitre du financement, il a fait état de l’entente avec la CMM sur les coûts d’exploitation du métro qui est maintenant reconnu comme un équipement métropolitain.

La liste des réalisations de la STM, sous la présidence de Claude Trudel, est fort impressionnante et l’espace manquerait pour en faire une présentation complète. Il importe toutefois de rappeler que, malgré un cadre financier très étroit, il avait pu négocier un règlement avec quatre des six unités d’accréditation de la Société. Parmi celles-ci, on note les deux plus importantes, soit les chauffeurs (SCFP) et les employés d’entretien (CSN). Le cadre a été respecté et la paix syndicale est assurée jusqu’en 2011.

En quittant la STM, M. Trudel estime donc laisser à sons successeur une entreprise bien gérée et en excellente santé financière. Il a d’ailleurs eu l’occasion de discuter avec M. Labrecque qu’il a assuré de son entière collaboration.

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