Abattage d’arbres : Liza Frulla est parmi les propriétaires visés par la poursuite
Dans le dossier des arbres abattus illégalement, à L'Île-des-Soeurs, l’arrondissement a décidé de poursuivre le Syndicat des propriétaires des Sommets III. Parmi les occupants de cet édifice, on compte l’ex-ministre Liza Frulla et, comme tous les autres occupants de l’immeuble, elle fait partie des personnes visées par la poursuite.
Lors d’une rencontre avec l’auteur de ces lignes, Mme Frulla a expliqué qu’elle était au courant des démarches faites par le Syndicat des propriétaires pour demander que des travaux d’émondage soient réalisés sur les arbres situés en bordure de la piste cyclable. Le Magazine a obtenu une copie d’une lettre à cet égard adressée à l’arrondissement, en date du 27 octobre 2008, par Mme Suzie Paquette, gestionnaire de l’immeuble.
Dans ce document, Mme Paquette indique qu’une rencontre du conseil d’administration avait eu lieu dans les jours précédents et qu’on avait alors discuté de la nécessité d’obtenir un permis pour effectuer de tels travaux et elle demande à l’arrondissement de les éclairer sur le sujet. Elle indique que les propriétaires aimeraient que les abords de la piste soient entretenus, même si cela doit être fait à leurs frais.
Pour sa part, Liza Frulla a affirmé à l’auteur de ces lignes qu’elle considère que c’est un malentendu qui est à l’origine de la décision de raser certains arbres. L’ex-députée de Jeanne-LeBer ajoute que la gestionnaire de l’immeuble avait été informée par l’arrondissement qu’un permis n’était pas requis pour l’émondage de certains types d’arbres. Et c’est à partir de cette information que le contrat aurait été accordé à un entrepreneur spécialisé.
Le directeur de l'aménagement urbain, Dany Tremblay, soutient qu’aucun permis n’a été émis pour ces travaux. Il précise que ces arbres font partie de la bande riveraine et qu’il est strictement interdit d’y effectuer des travaux sans l’autorisation formelle du ministère du Développement durable de l'Environnement et des parcs (MDDEP). Alertés par un citoyen qui était témoin de l’abattage des arbres, les inspecteurs de l’arrondissement ont immédiatement fait cesser les travaux et entrepris une enquête.