Contrebande du tabac : les détaillants demandent une action musclée
Les détaillants en alimentation profitent de la campagne électorale pour exiger des candidats qu’ils se préoccupent davantage de la contrebande du tabac. Les détaillants demandent également à Québec de stopper la hausse démesurée des frais transactionnels et atténuer la pression de la guerre du prix de la bière.
«À la moindre hausse du prix d’une denrée, les détaillants ont droit à un tollé de protestations, pourtant le laisser-aller politique sur ces trois enjeux ne permet aucune marge de manœuvre aux détaillants. Pire, la contrebande du tabac profite au crime organisé, les compagnies de crédit engrangent des profits éhontés en dissimulant leurs frais et ce n’est certainement pas la vente de la bière en dessous des prix facturés qui permettra de stabiliser la situation. Le prochain gouvernement ne pourra se satisfaire d’attendre que plus de commerces soient dans une situation irrémédiable», indique Florent Gravel, PDG de l’Association des détaillants en alimentation du Québec (A.D.A.).
En conférence de presse vendredi matin dans un dépanneur de l’est de Montréal, Florent Gravel a sollicité la collaboration des partis provinciaux et leurs candidats, qu’il invite à se prononcer sur ces trois enjeux économiques particulièrement préoccupants, non seulement pour les détaillants, mais également pour les consommateurs québécois.
D’ici la fin de la campagne, les détaillants, grands et petits, remettront aux candidats de leur circonscription une lettre explicative des trois pistes de solutions proposées : agir sur le terrain contre la contrebande du tabac en étendant le projet VITAL (Vente du tabac illégal à Laval) à l’ensemble de la province, freiner la hausse des frais transactionnels en réglementant le secteur des frais transactionnels et mettre un terme à l’utilisation de la bière comme produit d’appel en interdisant la publicité des prix de la bière.