Ligne d’autobus 168 : encore des plaintes!
Plusieurs usagers du transport en commun ont exprimé leur satisfaction devant les améliorations apportées au service, sur la ligne 168. Par contre, d’autres soulignent encore certaines lacunes et adressent des plaintes à la Société de Transport de Montréal (STM).
C’est le cas d’une étudiante de 19 ans qui a fait parvenir au Magazineune copie de la lettre qu’elle a adressée à la STM. Elle affirme qu’elle utilise les services d’autobus et de métro depuis huit ans et qu’elle n’a jamais connu un service aussi mauvais que maintenant. Elle n’a rien à redire en ce qui concerne la ligne 12, mais pour la 168, la liste est longue.
Elle soutient qu’il est faux d’affirmer que le service est aux six minutes et qu’il serait important d’indiquer les vrais heures de passage des autobus, pour éviter que les gens se fassent geler inutilement. Elle déplore aussi que l’on augmente les tarifs de la CAM en disant qu’ils vont de pair avec les services offerts.
Elle poursuit ainsi : «Le second problème que je vous expose est celui du trajet de la 168. (…) J'habite sur le boulevard Marguerite-Bourgeoys, ce qui signifie que (…) lorsque je reviens dans l'Île en provenance du centre-ville, mon arrêt n'est pas desservi directement (et) je dois compléter le trajet du 168 et attendre de sept à 15 minutes environ (à l'intersection De Gaspé et boulevard Île des Sœurs), avant que l’autobus reparte dans la direction de mon arrêt (direction centre-ville). Cette situation concerne d'ailleurs environ le tiers des usagers qui habitent au-delà de cet «arrêt pause». Il est, selon moi, inconcevable de faire attendre les usagers pendant une aussi longue période, il serait donc à propos de revoir le trajet du 168 ou tout simplement de créer une nouvelle ligne qui desserve toute la portion ouest de l'île plus directement.
La troisième section de cette plainte se rapporte à aujourd'hui, soit le 4 décembre 2007. Ce matin je me rends à l'arrêt de l'autobus à 7h20, il devrait alors normalement avoir un 168 toutes les six minutes et bien sûr ce n'est qu'au bout de quinze minutes qu'un autobus se présente... Il en découle que je suis en retard à l'école et ne voyant plus l'intérêt d'aller en classe je décide de rentrer à l'île. J'embarque dans un 168 en partance du métro McGill (il devait être environ 8h21), juste avant d'embarquer sur la l'autoroute Bonaventure, la chauffeuse nous demande de descendre de l'autobus puisque la transmission traîne par terre (…) nous sommes une soixantaine d'usagers qui devons patienter sur le trottoir jusqu'à l'arrivée du prochain 168. Il me semble que dans ces circonstances, il devrait être possible de faire venir un autre autobus qui pourrait assurer la fin du trajet de celui qui fait défaut.(…) Nous attendons patiemment le prochain bus qui arrive une bonne vingtaine de minutes plus tard (ce qui est excessivement long puisque selon l'horaire il devrait y en avoir un toutes les 10 minutes environ). Par chance, il y a deux autobus qui sont arrivés simultanément, nous allons donc tous pouvoir embarquer. Voyant qu'il n'y aurait pas assez de place dans le premier bus, quelques personnes, ainsi que moi-même, nous sommes dirigées vers le second et à ce moment le chauffeur de l'autobus numéro 22-299 a refusé de nous ouvrir la porte. Il a continué à avancer en nous criant je ne sais quoi à travers sa porte et devant notre obstination, il a finalement consenti, non sans un «air de bœuf» à nous ouvrir la porte pour que nous puissions prendre place dans son autobus. Ce qui me choque le plus, c'est que le chauffeur de cet engin est là pour nous offrir un service pour lequel nous payons, et chèrement, et nous ne sommes aucunement responsables du bris qui est advenu, à notre premier autobus. Alors selon moi, il était de mise qu'il nous ouvre sa porte et ce sans nous envoyer paître auparavant.»
La lettre a été transmise à la STM par son auteure.