Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Magazine Ile-des-Soeurs
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Rien de concret n'est sorti de la rencontre des premiers ministres

Presse Canadienne Article mis en ligne le 10 novembre 2008 à 1:00
Soyez le premier à commenter cet article
Rien de concret n'est sorti de la rencontre des premiers ministres
Les premiers ministres provinciaux arrivent à Ottawa avec leur liste de demandes. LA PRESSE CANADIENNE /Tom Hanson
OTTAWA - Le premier ministre du Canada et ceux des provinces se sont tous dits satisfaits de la réunion spéciale sur l'économie de lundi, même si l'exercice à grand déploiement ne semble avoir donné aucun résultat concret et qu'aucune mesure de soutien aux consommateurs et aux entreprises n'a été annoncée.
M. Harper a qualifié la rencontre de trois heures de "cordiale" et "constructive", mais il a souligné qu'elle n'avait donné lieu qu'à des discussions "très préliminaires". Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a pour sa part déclaré que la réunion avait été "l'une de meilleures" de sa carrière.
Les chefs de gouvernement ont toutefois été bien en peine de dire quels progrès avaient été accomplis au cours de ce mini-sommet, dont la tenue avait été annoncée par M. Harper au lendemain de son élection, le mois dernier.
"Ce n'était pas une réunion où le gouvernement fédéral venait pour prendre des engagements. C'était très clair au point de départ", a fait valoir à l'issue de l'événement le premier ministre du Québec, Jean Charest, qui avait interrompu sa campagne électorale pour l'occasion.
Le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec, Benoît Pelletier, a toutefois confié que la réunion n'avait pas permis d'atteindre "tous les résultats voulus".
A son arrivée à Ottawa, M. Charest disait en effet souhaiter un programme d'aide aux secteurs manufacturier et forestier, qui souffrent depuis des années et à qui la récession qui s'annonce pourrait faire terriblement mal. Encore une fois, il est reparti bredouille, mais dit conserver espoir que le fédéral accède à sa demande.
M. McGuinty, qui veut que le fédéral soutienne l'industrie automobile, n'a pas eu plus de chance. M. Harper s'est dit prêt à étudier des pistes de solution, pour renforcer le secteur.
"Mais nous ne voulons pas d'une industrie qui sera perpétuellement appuyée par le gouvernement et qui ne serait pas viable autrement", a-t-il insisté.
Plus de progrès semble avoir été accompli au chapitre des investissements en infrastructure, c'est-à-dire la réfection et la construction de ponts, de routes, d'égoûts et de moyens de transports en communs, entre autres. Les premiers ministres soutiennent que l'accélération des dépenses dans ce domaine permettrait de créer des emplois, tout en rendant le Canada plus concurrentiel.
M. Harper n'a pas été sourd à leurs demandes, mais il n'a rien voulu confirmer lundi.
"Nous nous entendons tous, je crois, pour dire qu'on devrait accélérer les dépenses en infrastructure. Cela aiderait à soutenir l'activité économique générale et je suis très confiant que cela se produira au cours de la prochaine année", s'est-il contenté de dire.
M. Harper a aussi dit s'attendre à ce que des mesures soient annoncées sous peu, pour mitiger les effets de la crise financière mondiale sur les retraités et autres petits investisseurs qui ont vu leurs économies fondre comme neige au soleil au cours des dernières semaines.
Ce thème était l'un des chevaux de bataille des premiers ministres du Manitoba et de la Colombie-Britannique, Gary Doer et Gordon Campbell.
Le principal objectif de la rencontre des premiers ministres était de préparer le sommet du G20 qui se tiendra à Washington samedi, et au cours de laquelle les dirigeants des plus grandes économies du monde tenteront de s'entendre sur un plan d'action contre la récession.
Une seconde réunion des chefs de gouvernement du Canada est prévue en janvier prochain.
Le Parti libéral du Canada, qui forme l'opposition officielle à Ottawa, a minimisé les résultats de la journée et accusé les conservateurs de laisser les provinces seules face aux défis économiques.
"Dans ce climat économique incertain, les Canadiens ont besoin d'un premier ministre qui aura un esprit de décision et prendra immédiatement des mesures pour protéger les emplois, les économies, les foyers et les régimes de retraite des Canadiens, a déclaré le chef Stéphane Dion, dans un communiqué.
"Malheureusement, M. Harper s'est présenté à la réunion sans plan concret, laissant ainsi les gouvernements provinciaux et territoriaux à eux-mêmes face à ces problèmes. "
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous d'accord avec la chasse aux phoques ?
  • Oui
  • Non

Liens