Mario Dumont et l'ADQ discute avec Steeve Bouchard, le 8 novembre, 2008, en Quebec. LA PRESSE CANADIENNE/Clement Allard
MONTREAL - Mario Dumont et l'ADQ rêvent encore à la transformation du rôle de l'Etat québécois dans l'économie.
Le chef adéquiste a présenté samedi son programme en matière d'économie. Et fidèle à lui-même, il a promis de sabrer deux milliards de dollars dans les dépenses des ministères et les subventions aux entreprises afin de financer un bouquet de mesures destinées à la classe moyenne.
M. Dumont veut notamment accorder un crédit d'impôt de 50 pour cent sur les intérêts hypothécaires et une exemption fiscale de 5000 $ sur les revenus de REER, deux mesures qui, croit-il, permettront à l'ensemble des contribuables de gagner un milliard de dollars.
L'ADQ s'engage en outre à éliminer le tiers des subventions aux entreprises, soit un milliard de dollars. L'Etat sera aussi soumis à un régime minceur: des organismes seront abolis, les dépenses réduites et les hordes de consultants privés mis sous contrats devront se trouver de l'emploi ailleurs.
"Nous ne sommes pas des partisans des subventions. Nous sommes des partisans du travail et de l'effort (...) C'est l'effort qui gagne et ceux qui sont le plus créatifs", a déclaré le candidat adéquiste, Mario Charpentier.
Libéraux
Les libéraux n'entendent pas, de leur côté, transformer l'agriculture québécoise, refusant de présenter de véritables solutions à la crise qui frappe ce secteur.
Les libéraux veulent surtout mousser l'achat de produits québécois. Ainsi s'ils obtiennent un troisième mandat, le 8 décembre, les libéraux s'engagent à bonifier le programme visant la promotion des produits alimentaires québécois auprès de la population. A cette fin, le gouvernement créera un Bureau de promotion des produits alimentaires du Québec.
De plus, il incitera davantage les détaillants en alimentation à rendre plus attrayants les aliments du Québec. Une somme de 10 millions $ sur trois ans sera réservée à cette mission.
Le chef libéral, Jean Charest a dit que malgré la "tempête" économique qui se prépare, Québec n'adoptera pas de mesures protectionnistes, dans le but de privilégier l'industrie alimentaire québécoise.
"Le Québec est un des marchés les plus ouverts au monde et ce serait une grosse erreur, parce qu'on dépend beaucoup sur les marchés extérieurs pour gagner notre pain et notre beurre", a-t-il dit.
Parti québécois
L'adoption du programme électoral du Parti québécois a été perturbée, samedi, par l'investiture mouvementée de l'ancien chef du Parti vert, Scott McKay, dans la circonscription de L'Assomption, dans Lanaudière.
Des partisans de l'ancien député Jean-Claude St-André, dont la candidature a été rejetée par la direction du parti, ont manifesté devant le local où s'est déroulé la nomination de M. McKay. Quelques échauffourées ont éclaté et les policiers ont dû intervenir, mais ils n'ont fait aucune arrestation.
La chef du PQ, Pauline Marois, qui a déploré les événements, a tenté de justifier la mise à l'écart de M. St-André. ""Nous avons eu un conseil national, en mars dernier, nous avons convenu ensemble de certaines orientations et Jean-Claude St-André ne s'est pas rallié, a-t-elle déclaré lors d'un point de presse. Devant ça, l'exécutif national a décidé qu'il ne pouvait être candidat pour le Parti québécois à cette élection."
¼b"Menteur"
Plus tôt, Mme Marois avait traité Jean Charest de "menteur" après que celui-ci eut promis de ne pas hausser la contribution des parents au programme des garderies. "En 2003, Jean Charest avait promis qu'il n'augmenterait pas les tarifs des services de garde, qui étaient à ce moment-là à cinq dollars. Jamais il ne toucherait à ça. Six mois plus tard, il a augmenté les tarifs à sept dollars."
Jean Charest n'a pas bronché, à la suite des insultes lancées par Mme Marois.
"Pourquoi est-elle dans cet état où elle se sent obligée d'employer un langage comme celui-là quatre jours après le début de la campagne électorale ?", a-t-il dit, lors d'un point de presse à Victoriaville.
Québec solidaire
De son côté, une des deux porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a pris la défense des responsables en service de garde en milieu familiale en accusant le gouvernement sortant de leur interdire de se syndiquer par simple souci financier.
Mme David a indiqué que le gouvernement était conscient du poids financier qu'auraient les revendications des travailleuses en service de garde si elles pouvaient se syndiquer, ce qui explique son refus de leurs accorder ce droit. Elle a ajouté qu'il s'agissait également d'une question d'égalité homme-femme. Il s'agit d'un métier qui a longtemps été considéré comme le prolongement de la vocation naturelle des femmes, de s'occuper des enfants, et il faut maintenant rattraper des années d'histoire, selon Mme David.
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Colette Marcotte
Commentaire mis en ligne le 1er décembre 2008Monsieur Dumont ralliez-vous à monsieur Charest pour renforcer et après ce sera votre tour de devenir premier ministre de la province.
Laissons Pauline dans son château de nouveau riche.