TORONTO - Les avocats qui participent à la commission sur les séquelles des sévices commis dans les pensionnats autochtones ont déposé une proposition pour dénouer l'impasse.
Les travaux de la Commission de vérité et de réconciliation ont tourné court quelques mois à peine après avoir débuté quand son président, le juge Harry LaForme, a démissionné subitement, la semaine dernière.
Des représentants des Eglises catholique, anglicane, unie et presbytérienne se sont réunis à huis clos à Toronto, mercredi, pour discuter de la proposition avec des membres de l'Assemblée des premières nations (APN) et des représentants inuits. La rencontre a duré plus de quatre heures, et a été qualifiée de "productive" par John Phillips, avocat de l'APN et du chef national, Phil Fontaine.
La teneur des propositions n'a pas été divulguée. Les parties sont déterminées à s'assurer que la Commission respecte son mandat, a ajouté Me Phillips.
Une autre rencontre, où des décisions pourraient être prises, est prévue pour la semaine prochaine.
La démission surprise du juge LaForme, le premier juge de cour d'appel autochtone au Canada, a stoppé une enquête déjà mal partie sur des décennies d'agressions physiques et sexuelles dans les pensionnats aujourd'hui disparus.
Le juge LaForme a déclaré qu'il ne s'entendait pas avec les deux autres commissaires sur son rôle en tant que président de la commission. Il avait aussi exprimé une préférence pour des travaux axés sur la réconciliation, plutôt que sur la collecte des témoignages d'ex-pensionnaires, ce qui avait causé des tensions supplémentaires.
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