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Yves Bolduc rappelle les priorités de son ministère lors du colloque de l’ACMDP

Presse Canadienne Article mis en ligne le 7 novembre 2008 à 1:00
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MONTREAL - Eviter les ruptures de service comme les surcharges de travail, assurer l'accès à un médecin de famille à tous les Québecois et améliorer les soins à domicile et les urgences, telles sont les grandes orientations que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, entend poursuivre si le gouvernement libéral est reporté au pouvoir.
M. Bolduc a pris la parole vendredi matin à Montréal, lors du colloque annuel de l'Association des conseils des médecins, dentistes et pharmaciens du Québec (ACMDP), dont il a été le président de 2002 à 2007.
"On connaît beaucoup de difficultés en ce moment lorsque les patients ne sont pas au bon endroit, à l'urgence et non à l'étage par exemple. On crée alors des pénuries inutiles. Il nous faut aussi renforcer nos soins de premières lignes, les soins à domiciles et l'accessibilité aux médecins de famille, ce qui est un enjeu majeur au Québec", a expliqué le ministre.
Il entend réaménager l'organisation du travail pour éviter les surcharges de travail et l'obligation, pour le personnel de la santé, de faire des heures supplémentaires, de même que les ruptures de service dans le système.
Le ministre reconnaît que ce changement de culture dans l'administration des soins de santé demande une certaine mobilisation des effectifs. Mais déjà, il estime que des améliorations sont en cours et que, d'ici quelques années, des transformations majeures auront été complétées.
"Je vous dirais que, d'ici deux à trois ans, on devrait être avancé mais déjà, certains établissements sont en train de se réorganiser. Il s'agit d'un processus. Comme ministre, je dois m'assurer que les établissements prennent le virage le plus rapidement possible", a-t-il déclaré.
De plus, il souligné qu'une entente vient d'être signée avec la France, qui compte un surplus de médecins, afin que leur diplôme soit reconnu en sol québécois. Une mesure qui devrait permettre l'entrée en fonction de nouveaux effectifs formés en France, à son avis. "Après une certaine évaluation, les médecins formés en France et qui travaillent en France pourraient pratiquer au Québec. Dans ce dossier, on veut d'abord s'assurer que les médecins formés ailleurs répondent aux normes et les compétences requises au Québec",
Quant au dossier du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), le ministre a reconnu qu'il avait lui-même autorisé l'augmentation du nombre de lits et de salles d'opération pour mieux répondre aux besoins tout en respectant un budget raisonnable. Cette décision fera du CHUM, selon lui, un établissement performant pour plusieurs années.
"Les gens du CHUM m'ont dit qu'à 700 lits, ils pourraient fonctionner mais ils seraient serrés. Ma priorité, c'était d'avoir un établissement qui répond aux besoins. Je leur ai donc demandé de me faire une proposition. Le fait d'augmenter à 772 lits faisait consensus tout en demeurant raisonnable quant au budget", a affirmé le ministre.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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