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La mère de Nathalie Morin interpelle le fédéral pour ramener sa fille au pays

Presse Canadienne Article mis en ligne le 10 novembre 2008 à 1:00
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MONTREAL - Johanne Durocher revient à la charge et demande au gouvernement fédéral de l'aider à ramener au Canada sa fille Nathalie Morin, qu'elle dit retenue et violentée en Arabie saoudite.
Mme Durocher a lancé un nouveau cri du coeur, lundi matin lors d'une conférence de presse à Montréal, alors que l'on s'apprête à provoquer l'accouchement de sa fille initialement prévu le 11 décembre. Elle croit que les autorités veulent ainsi s'assurer que l'enfant naîtra en sol saoudien.
Elle demande au premier ministre Stephen Harper "d'intervenir rapidement et qu'on la ramène".
"Faut que ça cesse", a lancé Mme Durocher, qui était accompagnée à la conférence de presse de la députée bloquiste Francine Lalonde.
Nathalie Morin s'est rendue au Moyen-Orient à deux reprises en 2003 et 2004, avec son ami de coeur Said Abdallah Ramthi Al-Bishi. Le couple, qui a eu un premier enfant au Québec en 2002, avait même prévu se marier.
Selon Johanne Durocher, l'union projetée ne s'est jamais concrétisée. Des recherches menées auprès de l'état civil du Québec ont même conduit à la production d'une attestation de célibat qui confirme qu'aucun mariage, civil ou religieux, n'a été célébré au Québec.
En 2005, Nathalie Morin est retournée en Arabie saoudite et depuis, il lui est impossible de revenir. Elle y a donné naissance à un deuxième enfant et est présentement enceinte du troisième.
Lors d'une visite auprès de sa fille, Johanne Durocher a été témoin de gestes violents de la part du conjoint de sa fille. Nathalie avait alors mentionné à sa mère son désir de revenir au Canada.
Johanne Durocher est inquiète et s'avoue fatiguée. "On sait que le risque est grand, mais ma fille m'a dit pour la première fois qu'elle ne voyait plus de porte de sortie et qu'elle était prête à mourir", a relaté la mère.
Elle se dit donc consciente qu'en levant le voile sur la situation réelle du couple, sa fille pourrait en subir les conséquences, même si pour le moment, elle ignore ce que cela signifie exactement.
Dans ses conseils aux voyageurs, le ministère canadien des Affaires étrangères précise qu'en Arabie saoudite, les femmes ne sont pas autorisées à conduire une voiture ou à circuler à bicyclette, qu'elles peuvent être accusées de prostitution si elles se trouvent en compagnie d'un homme qui n'est pas de leur famille et que pour sortir du pays, elles doivent avoir la permission d'un parent de sexe masculin.
Alain Pronkin, président du Centre d'information sur les nouvelles religions, estime que le cas de Nathalie Morin est complexe. "L'application de la Charia varie d'un pays à l'autre qui vont l'adopter aux lois locales. Dans ce cas il s'agit de citoyens de l'Arabie Saoudite qui doivent obtenir l'approbation des tribunaux locaux... Pas évident", conclut-il.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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monique ricard

Commentaire mis en ligne le 11 novembre 2008
c est bien triste ,mais on ne le dira jamais assé ,NE JAMAIS CROIRE A UN AMOUR AVEC SES GENS LA .Ils ne sont pas de meme religion n y mentalité

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