MONTREAL - La trève se poursuit entre les techniciens ambulanciers paramédics affiliés à la CSN et le gouvernement du Québec.
Cette décision a été adoptée par vote majoritaire lors d'un conseil syndical qui s'est tenu samedi soir à Québec et qui servait à informer les membres de l'état des négociations avec le gouvernement.
La semaine dernière, l'intervention de la médiatrice, France Racine avait permis des progrès significatifs dans les négociations entre le gouvernement et les mandataires syndicaux. Les moyens de pression avaient été suspendus pour engager un blitz de négociations qui prenait fin ce samedi.
Un mandat de grève ayant toutefois déjà été accordé, celui-ci demeure valide.
Le président du syndicat du préhospitalier représentant les paramédics d'Urgence-Santé à Montréal et Laval, Réjean Leclerc, a indiqué, samedi soir, sur les ondes de LCN, que rien n'avait été paraphé mais que des avancées significatives avait été faites à la table des négociations durant la journée.
Les deux parties sont en négociation depuis 1er mai 2008 sur une entente signée deux mois plus tôt.
Pour les paramédics, l'intégration à une nouvelle échelle salariale, déjà convenue entre le gouvernement et les syndicats, est un enjeu majeur puisqu'elle aura des conséquences permanentes sur leurs conditions salariales et sur la reconnaissance des compétences. Or, selon M. Leclerc, le gouvernement a bien compris la position du conseil syndical dans ce dossier.
Réjean Leclerc a précisé que la trève se poursuit jusqu'au 9 juillet mais qu'il s'agit de la dernière chance laissée à la négociation.
Les trois grands syndicats de paramédics du Québec affiliés à CSN, ainsi que les Travailleurs ambulanciers syndiqués de Beauce (Tasbi), représentent 3 600 paramédics au Québec. Ils souhaitent "une entente négociée et non un affrontement".
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