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Céline Hervieux-Payette perdra son poste de leader du PLC au Sénat

Presse Canadienne Article mis en ligne le 28 octobre 2008 à 0:00
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OTTAWA - La sénatrice Céline Hervieux-Payette, déjà sur la sellette pour son rôle dans la défaite libérale au Québec, devrait être démise mercredi de son poste de leader du Parti libéral du Canada (PLC) au Sénat pour être remplacée par l'actuel whip, le néo-écossais James Cowan.
Selon des sources, cette annonce aurait dû être faite lundi par le bureau du chef libéral démissionnaire, Stéphane Dion, mais il tarde, pour des raisons inconnues, à l'officialiser.
L'ancien journaliste et sénateur Jim Munson devrait pour sa part récupérer le poste de whip laissé vacant par M. Cowan.
Cette nouvelle douche froide pour Mme Hervieux-Payette survient au moment d'une fronde de l'exécutif de la section québécoise du parti, qui a adopté lundi une motion recommandant l'abolition du poste de lieutenant du Québec jusqu'à l'élection du prochain chef.
Or, mardi, la sénatrice Hervieux-Payette disait attendre près de son téléphone que M. Dion la contacte pour lui faire part de sa décision, tant sur l'avenir de son poste de lieutenant du Québec que sur celui de leader au Sénat.
En entrevue téléphonique, Mme Hervieux-Payette a affirmé qu'elle avait contacté le bureau de son chef et qu'elle se soumettrait à sa volonté.
A son avis, elle est une nouvelle victime de la division de son parti, déchiré entre plusieurs camps, et qui ne risque pas de se ressouder de sitôt compte tenu de la nouvelle course au leadership qui se met en branle.
Selon elle, la partie de l'exécutif québécois du PLC qui a voté en faveur de son exclusion l'a fait parce qu'elle a toujours été loyale envers M. Dion.
"Peut-être qu'ils n'aiment pas que je leur rappelle que la loyauté fait en sorte qu'ils devraient travailler pour le parti", s'est-elle expliquée.
Elle a même avancé que ceux qui lui font des reproches ont refusé de travailler à la dernière campagne électorale parce qu'ils étaient encore amers de ne pas avoir vu leur candidat élu à la tête du parti.
"Plusieurs de ces personnes-là n'ont pas travaillé à la campagne électorale. Plusieurs de ces personnes-là n'ont pas aidé les candidats dans les comtés", a-t-elle fait valoir.
Sans vouloir les nommer, Mme Hervieux-Payette faisait visiblement référence aux partisans de Michael Ignatieff, nombreux au Québec, et qui selon elle n'auraient pas digéré leur défaite au congrès au leadership de décembre 2006.
"Ca fait 30 ans que je suis dans le parti. Je n'ai jamais vu une division semblable", a-t-elle conclu.
Mais en montrant du doigt d'autres libéraux, elle a ajouté son grain de sel à cette division, ce qui pourrait amplifier encore davantage le manque d'unité dans les rangs du parti.
Mme Hervieux-Payette a dû essuyer de nombreuses critiques tout au long de la campagne électorale, plusieurs l'accusant d'avoir été trop peu présente sur le terrain ou d'avoir refusé des candidatures de qualité.
"Je suis satisfaite du rendement que j'ai donné", s'est-elle défendue.
Les libéraux n'ont pu récolter que 14 des 75 circonscriptions de la province aux élections générales du 14 octobre dernier.
Le conseil de direction de la division québécoise du PLC a voté mardi soir à 16 contre 12 pour une motion présenté par le président de l'aile québécoise, Robert Fragasso, demandant à M. Dion d'abolir le poste de lieutenant au Québec.
Selon M. Fragasso, il ne s'agissait pas d'une décision basée sur la personne de Mme Hervieux-Payette, mais plutôt de la pertinence de son poste en pleine course au leadership.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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