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Picton Castle: une enquête questionne la décision de partir malgré le temps

Presse Canadienne Article mis en ligne le 29 octobre 2008 à 0:00
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Picton Castle: une enquête questionne la décision de partir malgré le temps
Le grand voilier le Picton Castle, le 16 mai, 2008. LA PRESSE CANADIENNE/Andrew Vaughan
HALIFAX, N.S. - Le rapport très attendu de l'enquête canadienne sur la disparition de Laura Gainey à bord d'un grand voilier de la Nouvelle-Ecosse soulève des questions sur la décision des responsables du voyage de lever l'ancre alors que des tempêtes s'annonçaient, en décembre 2006, étant donné la formation et l'expérience "limitées" de l'équipage.
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a passé plus d'un an à enquêter sur les circonstances au cours desquelles la fille du directeur général du Canadien de Montréal, Bob Gainey, Laura, âgée de 25 ans, a été emportée du pont du Picton Castle par une vague, le 8 décembre 2006, en pleine tempête, dans l'Atlantique.
Une source a affirmé à La Presse Canadienne que plusieurs des conclusions de l'enquête, qui doivent être rendues publiques ce jeudi à Ottawa, reprennent ce que le BSTC disait dans une lettre remontant à l'automne dernier, selon laquelle l'équipage aurait dû utiliser des harnais de sécurité, et mentionnant que Mme Gainey et les autres membres d'équipage étaient épuisés parce qu'ils devaient travailler pendant leur temps libre pour faire face à la tempête.
Mais un passage du rapport final que cette source a lu à La Presse Canadienne remet en question la décision de prendre le départ, le 5 décembre 2006. On y dit que les responsables du bateau "n'ont pas tenu pleinement compte des prévisions météorologiques à long terme disponibles", qui indiquaient des intempéries imminentes, alors que l'équipage était peu formé aux urgences et que son entraînement était limité.
Le capitaine et copropriétaire du bateau, Daniel Moreland, a affirmé par le passé que la décision de partir était basée sur des prévisions météorologiques qui s'annonçaient favorables pour le voyage de Lunenburg, en Nouvelle-Ecosse, jusqu'aux Caraïbes. Il a aussi dit que la date de départ - reporté à plusieurs reprises - se situait dans une étroite fenêtre entre la fin de la saison des ouragans et le début des conditions climatiques hivernales plus rigoureuses dans l'Atlantique-Nord.
Le rapport laisse aussi entendre que des considérations d'affaires pourraient avoir influencé la date du départ. Le trois-mâts devait se rendre aux Caraïbes pour y embarquer un nouveau groupe de stagiaires tandis que les 16 déjà embarqués à Lunenburg débarquaient. Le bateau avait aussi un contrat pour une production de téléréalité.
Le facteur météo n'est qu'un élément du rapport du BSTC. Les enquêteurs y font état de la confusion suscitée chez Mme Gainey par des ordres contradictoires qu'elle a reçus dans les heures ayant précédé sa disparition, son manque de sommeil et sa fatigue, et évoquent des problèmes de communication entre officiers et membres d'équipage.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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