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Raymond Bachand laisse planer le doute sur l'avenir du Grand Prix du Canada

Presse Canadienne Article mis en ligne le 2 novembre 2008 à 0:00
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MONTREAL - Le ministre provincial du Développement économique, du Tourisme et responsable de la région de Montréal, Raymond Bachand, est resté vague quant à l'avenir du Grand Prix de Formule 1 du Canada, laissant toutefois planer la possibilité qu'un organisme sans but lucratif en devienne le promoteur.
M. Bachand a indiqué, dimanche, qu'il avait parlé au cours de la fin de semaine à son homologue Christian Paradis, nommé ministre fédéral responsable de la région de Montréal la semaine dernière, et à Michael Fortier, qui occupait le même poste au sein de l'ancien cabinet conservateur.
Refusant de préciser les chances qu'a Montréal d'accueillir à nouveau le Grand Prix en juin 2009, M. Bachand a indiqué que plusieurs solutions étaient présentement à l'étude.
"On continue de travailler et il y a encore une possibilité que le Grand Prix se fasse", s'est-il contenté d'affirmer.
"C'est vraiment comme une course de Formule 1. On est en pôle position et tout d'un coup on frappe le mur, puis c'est une autre solution qui prend la tête", a imagé le ministre.
Mais même s'il confirme les propos du maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui a annoncé samedi que les gouvernements ne seraient pas les promoteurs de l'événement, M. Bachand a cependant contredit le maire en évoquant à nouveau la possibilité de voir un organisme sans but lucratif en prendre les rênes.
"Bien sûr, comme M. Tremblay le disait, les gouvernements ne seront pas les promoteurs de l'événement. Mais je n'exclus pas qu'un organisme sans but lucratif puisse s'impliquer, comme dans les cas du Festival de Jazz ou du Festival Juste pour rire", a expliqué le ministre.
Par ailleurs, M. Bachand a également souligné que le secteur privé était lui aussi prêt à faire sa part pour sauver le Grand Prix.
"Le secteur privé de Montréal, tant les hôteliers, les restaurateurs que les commerçants, sont non seulement très intéressés, mais ils s'impliquent et sont prêts à s'impliquer financièrement", a-t-il précisé.
La survie du Grand Prix en est donc encore au stade des négociations et M. Bachand a souligné que sa survie ne se ferait pas à n'importe quelle condition.
"Comme disait Christian Paradis: oui le Grand Prix, mais pas à n'importe quel prix", a conclu le ministre.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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