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Crise économique: Raymond Bachand veut en appeler au peuple maintenant

Presse Canadienne Article mis en ligne le 2 novembre 2008 à 0:00
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QUEBEC - La crise économique justifie un appel au peuple maintenant, selon le ministre Raymond Bachand.
"Le geste ultime de démocratie, c'est de permettre au peuple de choisir l'équipe qu'il veut" durant une période d'instabilité économique, a soutenu le ministre du Développement économique lors d'une entrevue à La Presse Canadienne, dimanche, laissant planer peu de doutes sur le déclenchement d'élections générales cette semaine.
"Il faut que les gens disent ce qu'ils veulent et on verra le résultat", a-t-il ajouté.
Ainsi, durant une campagne électorale, "les gens pourront comparer les solutons qui sont sur la table, la qualité des chefs, des équipes, et de la façon dont on veut gérer l'économie", selon le ministre.
Les libéraux vont dire aux Québécois qu'ils ont besoin d'un gouvernement majoritaire maintenant pour mieux affronter la crise économique dans les prochains mois.
La brièveté du mandat actuel, la collaboration assurée des partis d'opposition, de même que le rejet de la population pour un scrutin hâtif n'entreront donc pas en ligne de compte dans la décision de déclencher des élections générales.
Car M. Bachand considère que même si le gouvernement a obtenu un mandat de la population il y a seulement un peu peu plus d'un an et demi, le temps est venu de sonder encore une fois le coeur des électeurs.
Il s'agit d'une "période normale" pour un gouvernement minoritaire, a-t-il fait valoir.
Sur le fait que des sondages récents indiquent que les deux tiers des Québécois ne veulent pas d'élection provinciale cet automne, le ministre répond: "Avez-vous déjà vu un sondage où les gens veulent des élections?"
Le ministre réfute aussi l'argument selon lequel Jean Charest a déjà reçu en mars 2007 un mandat de la population pour gouverner pendant au moins quatre ans.
D'ailleurs, jusqu'à tout récemment, le premier ministre clamait que la cohabitation avec les deux partis d'opposition fonctionnait bien et que c'était ce que la population voulait.
Mais le discours a changé.
"Il y a trois équipes sur le pont et il y a des bâtons dans les roues chaque fois", selon M. Bachand.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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