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Les frais de participations élevés pourraient décourager certains candidats

Presse Canadienne Article mis en ligne le 8 novembre 2008 à 1:00
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OTTAWA - Les candidats à la direction du Parti libéral du Canada devront forunir un dépôt deux fois plus élevé qu'en 2006 pour entrer dans la course à la direction qui se soldera par un congrès qui aura lieu à Vancouver en mai.
L'exécutif national du parti a tout simplement décidé samedi de transformer ce qui devait être un congrès politique en congrès d'investiture afin de choisir celui qui succédera à Stéphane Dion à la tête du PLC. L'événement aura lieu du 27 avril au 3 mai.
Les frais de participation élevés, soit 90 000 $ plutôt que 50 000$ en 2006, pourraient décourager certains aspirants candidats. Chacun des candidats pourra dépenser 1,5 million $, soit moins de la moitié du montant de 3,4 millions $ permis en 2006.
De plus, tous les candidats devront verser 10 pour cent de sommes qu'ils auront récoltées pour renflouer les coffres du Parti libéral.
Le député et aspirant candidat Gerard Kennedy a affirmé pour sa part que le montant du dépôt était "plutôt élevé" et pourrait décourager ceux qui veulaient entrer dans la course, mais qui ont moins de moyens.
Il a affirmé que les nouvelles règles semblent refléter un désir de certains libéraux de simplifier la course à la direction et d'en finir au plus vite. M.Kennedy, qui a fait campagne en 2006, doit toujours un peu moins de 200 000 $. Mais cela, dit-il, ne l'empêchera pas de se présenter de nouveau.
L'exécutif a d'ailleurs laissé tomber une nouvelle règle proposée par l'aile québécoise du parti visant à écarter les candidats qui ont participé à la dernière course, mais qui n'ont toujours pas fini de rembourser leur dette.
Certains libéraux font pression afin que le congrès se tienne au centre du pays. Les opposants affirment toutefois que cela profiterait à celui qui est perçu comme le meneur de la course, Michael Ignatieff.
Le député torontois Bob Rae ainsi que son collègue Dominic Leblanc, du Nouveau-Brunswick, ont déjà fait part de leur intention de succéder à Stéphane Dion.
L'ancien ministre Martin Cauchon, les députés Martha Hall Findlay, Denis Coderre, David McGuinty et Ruby Dhalla songent également à briguer l'investiture.
L'exécutif se rencontrera de nouveau dimanche pour décider d'autres règles qui encadreront la course.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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