MONTRÉAL - La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, a qualifié d'absurde le lock-out imposé par le Casino de Montréal sur ses 190 agents de sécurité.
Après le refus des agents de sécurité du casino d'accepter une modification unilatérale de leur horaire de travail, Loto-Québec a déclenché un lock-out le 27 août dernier.
Mme Carbonneau déplore l'attitude de l'employeur, peu enclin selon elle à revenir à la table des négociations afin de régler le litige concernant les horaires. Elle affirme n'avoir rien vu de tel dans les relations de travail entre une société d'Etat et ses employés syndiqués.
Depuis neuf ans, les membres de l'unité sécurité du Syndicat des employés de la Société des casinos du Québec ont un horaire qui permet d'atteindre un certain équilibre entre la vie familiale et les besoins opérationnels de l'entreprise, soutient Mme Carbonneau.
La chef syndicale s'inquiète maintenant de carences en sécurité au casino. Depuis le déclenchement du lock-out, les cadres s'occupent de la sécurité du casino, sans l'assurer vraiment, selon la CSN. Depuis le 27 août, des joueurs compulsifs inscrits sur la liste d'auto-exclusion et d'autres clients bannis du casino y entrent régulièrement sans en être empêchés, témoigne les agents de sécurité sur les lignes de pictage.
En réaction à la sortie de la CSN, Loto-Québec a tenu à faire le point relativement au conflit de travail. Dans un communiqué, la société d'Etat a justifié sa volonté de modifier les horaires car les quarts de travail de 12 heures étaient trop long et réduisaient la vigilence des agents.
Le manque de flexibilité pour s'adapter aux besoins opérationnels et la non-disponibilité des agents les plus expérimentés le samedi, la journée la plus achalandée selon Loto-Québec, étaient les autres raisons invoquées.
Le conciliateur du conflit, nommé à la demande de Loto-Québec, a convié les deux parties à une rencontre le 19 novembre.
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