Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Magazine
Merkado TEMP
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Et les vrais enjeux?

Pierre Vigneault par Pierre Vigneault
Voir tous les articles de Pierre Vigneault
Article mis en ligne le 7 mars 2007 à 12:00
Soyez le premier à commenter cet article
Et les vrais enjeux?
Quand ils n'ont pas été «tuyautés» par l'un ou l'autre des partis politiques, les journalistes des grands médias déterrent eux-mêmes les déclarations discutables de l'un ou l'autre des chefs ou de leurs candidats. Pendant que l'on s'accuse, de part et d'autre, on ne parle presque plus des changements qui pourraient affecter les citoyens, dans leur vie de tous les jours, au lendemain des élections.
Le Parti Québécois a placé la séparation du Québec au cœur de son plan d'action, mais les grands spécialistes de l'information ne posent aucune question à André Boisclair, sur la faisabilité de son plan. D'ailleurs, André Boisclair lui-même, évite soigneusement le sujet, même si c'est la raison d'être de son parti.

Mario Dumont avait pourtant bien commencé sa campagne, avant de se lancer dans les accusations et les répliques. Chaque jour (ou presque) il dévoilait un engagement généralement bien accueilli par les citoyens. On lui reproche l'absence de «cadre financier», mais qu'ont fait ses adversaires avec leurs beaux budgets préélectoraux, au cours de leurs mandats respectifs? Je pense que le talon d'Achille du chef de l'ADQ, ce n'est pas la faiblesse de ses chiffres, mais celle de son équipe.

Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, s'engage de plus en plus dans la gué-guerre partisane. Voyant monter l'appui à l'ADQ, dans l'opinion populaire, il ne cesse, depuis quelques semaines, de critiquer les positions de ce parti. Mario Dumont réplique et Jean Charest revient à la charge. On n'entend presque plus parler des engagements du PLQ pour son éventuel prochain mandat, ni des mesures qu'il envisage de prendre pour compléter le programme qu'il avait annoncé en 2003.

Le 27 mars prochain, les fantômes, les squelettes retourneront dans leurs placards. La véritable influence sur les décisions des nouveaux élus, viendra des coulisses. S'il vient à former le prochain gouvernement, le chef du Parti Québécois devra tenir compte de l'appui (ouvert ou caché) des centrales syndicales à sa formation politique. Cela risque de coûter très cher aux contribuables, lors des prochaines négociations dans le secteur public. Et, avec un référendum à l'agenda, le PQ aura encore plus d'intérêt à se montrer conciliant, tant avec les chefs syndicaux qu'avec le milieu communautaire.

Jean Charest mise beaucoup sur l'appui des gens d'affaires et celui des éléments plus conservateurs de la population. Sera-t-il tenu de renvoyer l'ascenseur, au lendemain d'une éventuelle victoire? C'est que ses adversaires soutiennent, même s'il a démontré, depuis le début de son mandat, qu'il hésitait beaucoup à adopter des mesures qui allaient à l'encontre des revendications traditionnelles de la gauche québécoise.

Finalement, c'est Mario Dumont qui aurait le plus de chances d'avoir les coudées franches, s'il venait à prendre le pouvoir. L'appui du milieu d'affaires ne lui est pas ouvertement acquis et le piteux état de sa caisse électorale le démontre bien. Il reste que le chef de l'ADQ a vraiment peu de chances de faire élire la majorité de ses candidats, le 26 mars prochain.

En fin de compte, je pense que ce ne serait pas une mauvaise affaire, si la population du Québec optait pour un gouvernement libéral minoritaire. La menace référendaire, avec tous ses bouleversements économiques serait écartée du proche horizon. Et, en donnant la balance du pouvoir à l'ADQ, les citoyens du Québec forceraient Jean Charest à réaliser enfin le ménage qui s'impose dans les structures gouvernementales. Et, à la faveur de la réélection probable et prochaine du Parti conservateur, à Ottawa, le Québec pourrait peut-être retrouver les pouvoirs dont il a besoin pour faire valoir ses «différences» à la face du monde. Qui votera, verra!

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous satisfait de la sélection de Louis Leblanc par le Canadien lors du repêchage de la LNH ?
  • Oui
  • Non

Liens