The Path (Le sentier). L’une des nombreuses photos de McKerness où la beauté de l’île est mise en valeur.
Wayne McKerness fait ressortir l’extraordinaire de l’ordinaire
Le photographe insulaire expose au Centre Elgar ce mois-ci
Depuis l’invention de l’appareil photo, les discussions persistent quant à savoir si la photographie est vraiment un art, ou simplement une habileté technique. Quand on regarde les magistrales et mystiques photos de paysages de Wayne McKerness on est convaincu que la réponse est connue.
Wayne est né et a été élevé à Pointe Saint-Charles. Son intérêt pour la photographie a commencé à l’adolescence avec l’aide d’un appareil 110 mm. Il s’est perfectionné petit à petit au cours des années, en expérimentant avec le réglage et l’éclairage afin d’obtenir le «parfait moment présent».
«J’ai voyagé à travers le Canada pour capter une variété d’images et ainsi exprimer ma passion pour les paysages et leur beauté naturelle, sans cesse changeante», mentionne le photographe insulaire.
Son intérêt est focalisé sur la photo de paysage
Son sens précis du réglage et l’utilisation qu’il fait de l’éclairage, lui ont permis de prendre des photos à couper le souffle; depuis son emménagement dans l’île, il y a trois ans, c’est ici qu’il consacre son attention à la beauté de l’abondante nature insulaire.
C’est sa première exposition, mais son travail a été publié sur le site Web de Canadian Geographic et, plus récemment, l’une de ses photos intitulée «Les eaux glaciales du fleuve Saint-Laurent» a été diffusée à l’émission CBC Morning News. L’exposition de ses œuvres photographiques au Centre communautaire Elgar, 269, rue Elgar, se poursuit jusqu’au 30 mars. Elle porte le titre de «Des paysages saisis par le regard de l’objectif»; c’est une présentation de l’arrondissement Verdun. La beauté naturelle de L’Île-des-Sœurs est évidemment en vedette. L’exposition est un véritable régal pour les photographes amateurs insulaires. La nature dans toute sa splendeur, des branches d’arbres en hiver, la façon dont la lumière se reflète dans l’eau… ce sont autant de sujets qu’adore photographier McKerness, et les partager avec le public.
Certains prétendent que la photographie de la nature n’a pas de signification cachée et ne se prête pas à une interprétation personnelle: ce ne serait donc pas de l’art. Plusieurs diffèrent, cependant, d’opinion. Aristote a dit: «Le but de l’art est de représenter non pas l’apparence extérieure des choses, mais leur vulnérabilité, leur signification intérieure».
C’est justement ce que réalise avec succès McKerness, en captant non seulement la beauté de la nature mais sa vulnérabilité, son extraordinaire mysticisme, sa nature éphémère, la mélancolie de l’isolement – de la solitude - de l’hiver, la qualité vibrante et l’espoir du printemps, ainsi que le décor paysagiste perpétuellement en transformation.
«J’aime photographier des scènes que les gens ne remarqueront même pas en marchant, et essayer de les y intéresser», explique le photographe insulaire. Nous croyons, en effet, que les gens vont les remarquer.
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