En réponse à l’article sur les parcs
Monsieur Vigneault, j’aimerais vous souligner que le parc Vancouver est bel et bien fermé à compter de 21 heures contrairement à ce que vous mentionnez dans votre article. Pour ce qui est du parc Archambault, il n’y a aucune signalisation apparente mais il faut noter qu’il est clôturé et dans un endroit assez retiré. Pour ce qui est des parcs sur la terre ferme, le transport en commun vers la terre ferme se termine à 19h donc ils ne sont pas accessibles en soirée.
Être jeune adolescent à l’Ile des Sœurs représente aujourd’hui un défi en soi. Il n’existe aucun support de la municipalité pour leur faciliter la transition à l’âge adulte. On assiste plutôt depuis quelques années à la fermeture de patinoires extérieures, à l’application de la règlementation de la fermeture des parcs en donnant des contraventions, à la réduction du nombre de lieux de rencontre et à un manque d’encadrement des jeunes et ce, malgré une croissance de ce créneau de population.
Sincèrement, j’aurais cru qu’un journaliste comme vous autant impliqué dans la vie municipale aurait sauté sur l’occasion d’enquêter sur la nécessité de créer une maison des jeunes ou sur des moyens de favoriser l’encadrement des jeunes.
Monsieur le maire et ses conseillers ont décidé de favoriser la quiétude des citoyens en continuant à restreindre la liberté des jeunes. La création d’un comité de travail pour les jeunes était pourtant un bon pas mais ce comité n’a jamais été réuni et de plus, Monsieur le maire a mis la faute de cet échec sur les jeunes qui n’ont pas participé. Pourtant plusieurs jeunes se sont présentés au conseil municipal.
Si vous pouvez vous rappeler votre adolescence, il serait intéressant de faire la comparaison sur les restrictions que l’on vous imposait lorsque vous étiez adolescent. Aujourd’hui les jeunes vivent dans un monde de restrictions et les adultes privilégient leur confort à la tolérance. Vous a-t-on jamais remis une contravention parce que vous étiez dans un parc après 21 heures ? À quelle heure fermaient les parcs à votre époque ? Aujourd’hui les jeunes restent adolescents beaucoup plus longtemps qu’auparavant car le nombre d’années d’études et les conditions économiques les obligent à rester dans le nid familial.
Nous donnons comme héritage à nos jeunes une planète polluée, des dettes nationales, provinciales et municipales sans pareil, une complexité sociale grandissante et pourtant je suis certain que de par leur ingéniosité et leur savoir, ils s’en sortiront et créeront une belle société.
Il est de notre responsabilité de les appuyer et de leur donner tous les outils pour affronter leur avenir.
Vous axez votre article sur la fermeture des parcs. Pourquoi ne vous interrogez-vous pas sur la création d’une maison des jeunes à l’Ile des Sœurs ? Sur les bénéfices d’une telle maison ? Pourquoi n’écrivez-vous pas sur les démarches d’un résidant depuis plusieurs mois auprès du maire, auprès de la directrice générale du CSSS Sud-Ouest de Verdun pour l’appui à la création de cette maison des jeunes ? N’est-ce pas une noble cause de vouloir fournir des outils aux jeunes afin de mieux les préparer à affronter leur multitude de défis.
En terminant, je ne suis pas la seule personne à revendiquer les contraventions dans les parcs. N’avez-vous pas vu la dizaine de jeunes au conseil municipal ainsi que la présidente de l’APIDS me donner son appui? Il est certain qu’un citoyen qui critique est dérangeant mais soyez certain que j’ai plus d’une arme dans mon sac et que mes démarches pour le déploiement de meilleurs efforts à l’encadrement des jeunes font jaser et feront jaser jusqu’à ce que les élus se comportent de façon responsable et entreprennent des démarches sérieuses pour encadrer les jeunes.
Jean Derome,
L'Île-des-Soeurs
M. Derome,
Contrairement à ce que vous soutenez, le parc West-Vancouver ne ferme pas à 21h; il est bel et bien ouvert, 24 heures par jour. J’ai préparé un autre article qui donne des précisions à cet égard.
En ce qui concerne les autres points soulignés dans votre lettre, j’aurai l’occasion de les aborder, lors d’une rencontre que j’ai l’intention de réaliser avec vous, en préparation d’un autre texte.
Pierre Vigneault,
Le Magazine