À cause de leur valeur foncière élevée, les résidences de L'Île-des-Sœurs génèrent une part importante des revenus de taxation de l’arrondissement de Verdun.
Les propriétaires de L'Île-des-Sœurs paient 54% des taxes verdunoises
On entend souvent dire que les propriétaires de L'Île-des-Sœurs sont «la vache à lait» de l’arrondissement, au niveau de la taxation. Ce n’est pas une fausse rumeur, car les taxes payées par les propriétaires du quartier de L'Île-des-Sœurs représentent plus de la moitié des revenus fiscaux de l’arrondissement, soit 54%.
Comme le territoire de l’île est moins étendu que sa contrepartie de la terre ferme, il y a aussi un écart, au niveau des coûts pour les services qui doivent y être rendus. Les rues et trottoirs du quartier de L'Île-des-Sœurs représentent un peu plus de 25% de ceux de la totalité de l’arrondissement de Verdun. C’est donc dire que leur entretien accapare environ le même pourcentage des dépenses. Ces chiffres sont toutefois assez imprécis, car ils ne tiennent pas compte des distances à parcourir ni de l’importance relative des espaces verts à entretenir.
Il reste que les propriétaires de l’île ont raison de soutenir que les taxes générées par les immeubles du quartier de L'Île-des-Sœurs contribuent, dans une importante mesure, à soutenir le budget de l’ensemble de l’arrondissement.
Il faut toutefois préciser que cette situation n’est pas exclusive à l’arrondissement de Verdun. Cette situation prévaut entre les diverses rues d’un même quartier et même, entre les différentes propriétés d’une même rue… Le principe de la taxe foncière engendre de telles inégalités et l’on ne peut rien y faire, à moins de changer carrément de système fiscal. Et ce n’est sûrement pas avec une taxe basée sur le revenu des propriétaires que les gens de L'Île-des-Sœurs seraient davantage épargnés!