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Relations de travail difficiles à la STM: Claude Trudel en subit les contrecoups

Pierre Lussier par Pierre Lussier
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Article mis en ligne le 13 novembre 2007 à 1:00
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Relations de travail difficiles à la STM: Claude Trudel en subit les contrecoups
Relations de travail difficiles à la STM: Claude Trudel en subit les contrecoups
Au moment où le maire Claude Trudel dévoilait le rapport d’activités de son administration, près d’une centaine d’employés de la Société de transport de Montréal (STM) sont entrés dans la salle du Conseil, en file indienne.
L’arrivée massive de gens brandissant des pancartes en a surpris plus d’un. Ce n’est toutefois pas un hasard si les syndiqués de la STM se sont pointés à la mairie de Verdun. Chacun sait en effet que le maire Claude Trudel est aussi président de la Société de transport.

Le président du syndicat des chauffeurs, opérateurs de métro et changeurs de la STM, Claude Benoit, s’est adressé aux citoyens afin de les rassurer ; il a affirmé que son groupe quitterait la salle sans tarder, afin de ne pas perturber l’assemblée. «On vient juste pour remettre les cassettes qu’on a reçues de la STM, et qui ont coûté très chères», s’est écrié le président, Claude Benoit qui a expliqué du même coup que des copies vidéo, sur les trois nouvelles stations de métro de Laval, avaient été expédiées gratuitement aux 10 000 employés, incluant les retraités de la STM. «C’est du gaspillage, avoue-t-il. D’autant plus qu’il manque 150 autobus pour assurer un service décent à la population».

Dans un court face à face, le patron de la STM, Claude Trudel, a expliqué au président du syndicat que l’endroit était mal choisi pour négocier. L’assemblée du conseil a été suspendue sans annonce officielle, les conseillers s’étant retirés.

«La convention collective est échue depuis janvier 2007, a indiqué Claude Benoit. Et les négociations ont débuté en novembre 2006, et sont interrompues depuis le 31 octobre dernier». Les salaires sont au cœur des revendications, alors que la STM propose 0% d’augmentation pour 2007. Des moyens de pression ont été entrepris depuis cette date, et les membres devront se prononcer sur un mandat de grève, mardi prochain. Le syndicat des chauffeurs, opérateurs de métro et changeurs est affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Il n’y a pas eu de grève des chauffeurs de la STM depuis une vingtaine d’années, c’est le syndicat des employés d’entretien qui est à l’origine des plus récentes grèves.

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