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Un résidant de L’Île-des-Sœurs de retour d’un voyage humanitaire au Kenya

Toula Foscolos par Toula Foscolos
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Article mis en ligne le 20 septembre 2007 à 14:00
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Un résidant de L’Île-des-Sœurs de retour d’un voyage humanitaire au Kenya
De gauche à droite : l’insulaire Louise Ferland (mère de Frédérique), Emmanuelle Dionne-Dostie, l’insulaire Paul Martin, et Frédérique Vallières.
Un résidant de L’Île-des-Sœurs de retour d’un voyage humanitaire au Kenya
Après des années de bénévolat dans le Grand Montréal, l’avocat et résidant de L’Île-des-Sœurs, Paul Martin, a décidé qu’il était temps d’étendre son action à l’étranger.

Les prochaines lignes feront donc, ni plus ni moins, le récit de la vie de cet homme pratiquant le droit corporatif au centre-ville de Montréal et passant ses vacances à creuser des fosses septiques dans un village reculé du Kenya.
Paul Martin âgé de cinquante-trois ans (aucun lien avec l’ancien Premier Ministre, malgré que son nom l’ai souvent aidé à avoir d’excellentes places dans de très bons restaurants.) a connu l’organisme «Reach Out to Humanity» (ROTH) grâce à Louise Ferland, une dame vivant également à L’Île-des-Sœurs.

C’est d’ailleurs la fille de Louise, Frédérique Vallières âgées de 22 ans, qui a fondé ROTH.

Paul Martin a ainsi pris connaissance de la mission humanitaire de l’organisme au Kenya et a décidé de tenter l’aventure. Une fois sur place et son travail humanitaire terminé, il a fait le choix d’entreprendre l’ascension du mont Kilimanjaro.
Venir en aide aux moins fortunés
«Reach Out to Humanity» est un organisme séculier à but non lucratif fondé il y a un an selon le principe que tout être humain a droit à des soins appropriés, à l’éducation, à une nourriture saine et un abri, quel que soit sa race, son sexe ou sa religion.
Dans une entrevue qu’elle accordait au Magazine, la brillante et éloquente jeune femme de 22 ans rappelait l’expérience qui lui a ouvert les yeux en travaillant pour «The Walk», une école du Kenya pour les enfants qui vivent dans la misère et dont les besoins sont énormes. Son idée d’une nouvelle clinique de maternité lui est alors venue lorsqu’elle visitait une clinique existante qui ne jouissait d’aucun aménagement de base.

«Trois femmes venaient d’accoucher et elles partageaient le même lit, et certaines devaient marcher pour se rendre à la salle d’accouchement en quittant la salle de travail. On m’a même dit que certaines femmes essayaient de se rendre à l’hôpital dans des brouettes», rappelle-t-elle. «Il fallait faire quelque chose».
Cet été, le ROTH a conclu une entente avec le ministère de la Santé de Nakuru afin que des bénévoles recueillent l’argent nécessaire pour la construction de la clinique et d’un centre de conseils AIDE/ SIDA dans le district de Nakuru du Kenya. Le gouvernement a promis de s’occuper du personnel, de l’équipement et de l’entretien du centre.

Paul Martin est arrivé en Kenya le 15 juin et a immédiatement entrepris de creuser, pendant deux semaines et demie, une fosse septique muni d’un pic et d’une pelle.

«Je n’ai jamais vu autant de pauvreté, de chaos et de moyens aussi primitifs», affirme-t-il. «Ce qui aurait exigé deux jours de travail chez nous a pris des semaines là-bas. Par contre, je n’ai jamais vu autant de chaleur humaine et d’appréciation pour ce que nous faisions et autant d’esprit de générosité. J’étais étonné de voir leurs visages souriants et je suis revenu avec des impressions et une perspective différentes de la vie. Quand on a connu de telles choses, les priorités changent», explique Paul.
L’ascension du Kilimanjaro
Une fois son bénévolat terminé et comme il se trouvait à proximité de la montagne de 5 985 mètres, Paul a voulu rayer un élément de sa liste personnelle de choses à faire : l’ascension du mont Kilimanjaro en Tanzanie.
«À 40 ans, j’ai couru la moitié d’un marathon; à 50 ans, j’ai couru un marathon en entier, et j’ai toujours eu l’idée de faire l’ascension du mont Kilimanjaro pour mes 60 ans», dit Paul. «Finalement, j’ai réussi mon exploit à l’âge de 53 ans et maintenant que c’est fait, je pense que j’ai pris la bonne décision de ne pas attendre car c’est un défi très dur».

Paul ajoute : «L’immense satisfaction que j’ai ressentie une fois rendu au sommet de la plus haute montagne au monde est indescriptible». Non seulement a-t-il grimpé et admiré la vue mais l’insulaire a profité de son expédition pour promouvoir une cause qui lui est très chère : parler contre les mines terrestres.

Une fois au sommet il a ouvert sa veste et dévoilé son t-shirt avec les mots «No More Landmines» popularisés par le Beatles Paul McCartney. Il est maintenant de retour et espère organiser une cueillette de fonds pour la Fondation des mines terrestre du Canada. Il a de grands projets afin de sensibiliser le public et recueillir des fonds pour cette noble cause.
Un petit pas pour l’humanité
Entre temps, Frédérique s’occupe de trouver de l’argent pour le prochain projet du ROTH : construire une école dans les taudis de Lima au Pérou.
«J’espère continuer ce travail pour le reste de ma vie», dit Frédérique. «Je crois beaucoup que les petits projets de construction d’infrastructures peuvent - immédiatement et de façon concrète - changer la vie de gens dans le besoin. Ce n’est peut-être qu’une goutte d’eau, mais ça fait un monde de différence ».

La clinique de maternité a été complétée et c’est sans doute un bon exemple de la résilience de l’humanité : le premier bébé y est né le 11 septembre. Il ne faut jamais minimiser le pouvoir d’une goutte d’eau. Une goutte d’eau à la fois, un bébé à la fois, une mine à la fois… et une mer de changements se développe chez les gens qui, à leur façon, trouve le moyen de faire un petit pas pour l’humanité.

Pour obtenir plus d’informations sur Reach Out to Humanity visitez le www.reachouttohumanity.org.

Pour de l’information sur la Fondation des mines terrestres du Canada/Adopt-A-Landmine et savoir ce que vous pouvez faire pour bannir les mines terrestres, visitez le www.canadianlandmine.org

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