Lors de leur assemblée générale, les membres de l’APRIDS ont décidé de former le Comité sécurité des piétons et signalisation de l’APRIDS, dont le président est M. Georges Riser. Celui-ci est le signataire de la lettre adressée au maire de l’arrondissement.
L’APRIDS soutient que la sécurité des piétons et cyclistes est particulièrement menacée aux carrefours giratoires. Les membres du comité attribuent cette situation à l’éclairage inadéquat aux passages piétonniers et cyclistes et à la trop grande proximité de ces passages par rapport aux ronds-points.
M. Riser affirme, dans sa lettre, que les quelques lampadaires qui jalonnent la voie ne suffisent pas à éclairer adéquatement le passage piétonnier, ni ses abords car, à deux endroits, les personnes qui veulent traverser la voie se présentent au milieu de plusieurs arbres qui les dissimulent un peu plus au regard rapide des conducteurs.
Le comité propose donc l’installation d’un éclairage plus puissant aux entrées et sorties des deux carrefours. Il recommande aussi l’augmentation du nombre de « colonnettes » encadrant les passages piétonniers, ainsi que l’installation sur celles-ci d’un clignotant rouge qui serait activé par les cyclistes ou les piétons, au moment où ils s’apprêtent à franchir la chaussée. Ce clignotement durerait pendant 15 à 30 secondes et s’arrêterait automatiquement.
Si les colonnettes émettaient un signal de passage de piéton, on saurait, même si on ne le voit pas encore, qu’un piéton est en train de traverser ou va traverser. Il ne risquerait donc plus d’être «cueilli» au passage par un conducteur qui ne pouvait le voir. « Évidemment, il faudrait avertir la population », précise M.Riser .
Le comité soutient également que si les passages piétonniers étaient placés de 5 à 10 mètres plus loin, avant et après le carrefour, les conducteurs pourraient plus facilement voir un piéton ou un cycliste. Le Comité suggère en outre, comme en Europe et à Verdun sur le nouveau boulevard Gaétan-Laberge, de souligner les passages piétonniers par des pavés surélevés, de couleur brique et larges d’au moins deux mètres?
Le comité se demande si, en déplaçant comme proposé les passages piétonniers, on n’obtiendrait pas la même sécurité pour les piétons que celle recherchée par sa proposition sur le clignotement des colonnettes, d’où une économie.
Les voies d’entrées et de sorties des carrefours sont doubles et la largeur de la voie circulaire du carrefour est prévue pour deux véhicules de front. Il y a ceux qui tournent à droite, à la première sortie et ceux qui continuent tout droit et qui doivent aussi se tenir à droite; il y a ceux qui font le tour du carrefour et qui devraient se trouver sur la voie «intérieure».
Comme des lignes pleines séparent déjà les doubles voies d’accès et de sortie, le comité estime qu’il faudrait qu’une nouvelle ligne pleine ceinture le carrefour pour éviter qu’un véhicule ne saute de droite à gauche ou de gauche à droite.
M. Riser termine sa lettre en affirmant que « C’est dommage que les concepteurs de nos deux carrefours n’aient pas choisi, dès le début, des installations plus sécuritaires. Toutefois, comme la circulation des voitures et camions ne fera qu’augmenter au cours des prochaines années, autant prendre tout de suite les mesures de sécurité qui s’imposent, sans attendre un accident mortel ».
