«On saute à partir de 13 500 pieds. Il y a plusieurs moments forts dans un saut», précise Lise. « Le moment où l’on se prépare dans l’avion; la chute libre qui dure environ une minute avant l’ouverture du parachute; ce moment-là aussi quand on sort la voilure; et l’atterrissage.»
Maman de deux jeunes enfants, un garçon de 4 ans et une petite fille de deux ans, elle a entraîné son conjoint dans un saut en tandem, mais n’a pas réussi à lui transmettre sa passion. Dans le regard de ses enfants, si l’aîné, peu enthousiaste, rejoint l’équipe de son père, elle décèle une étincelle particulière dans les yeux de sa fille quand Maman montre ses sauts.
«Quand je suis arrivé ici, il y a huit ans, j’ai donc continué. Cette année, j'ai enfin eu la chance de trouver une équipe qu’on a appelée Switch!. Ensemble, nous partageons le rêve et l’engagement de participer fin juillet à la compétition nationale de parachutisme.»
«Cette compétition a lieu tous les deux ans et se déroule cette année chez Skydive Edmonton en Alberta du 18 au 22 juillet. Bien sûr, on veut gagner pour pouvoir participer en décembre 2012 à la compétition internationale qui aura lieu à Dubaï.»
L’équipe Switch!
Switch, ce sont quatre femmes qui partagent la même passion. Lise Hernandez de Mont-Royal, Céline Pelletier et Valérie Poulin de l’Île-des-Soeurs, ainsi que Luce Brault d’Hochelaga Maisonneuve. Et un cinquième ange saute avec ces filles téméraires. Il s’agit de Thomas Howard, leur caméraman, qui vient de Verdun. Son importance est cruciale, car ce sont ses prises de vues que les juges utilisent pour évaluer 35 secondes seulement de ces sauts, et noter les équipes.
«Pour les entraînements de sauts, nous allons sur deux sites Parachute Montréal vers Saint-Esprit, et Nouvel Air près de Sherbrooke. Nous devons faire une cinquantaine de sauts avant les championnats. Pour les figures, on s’entraîne à la soufflerie de Skyventure Montréal, à Laval. La soufflerie permet de travailler les figures, mais les deux approches, nécessaires, restent différentes : pas de sortie d’avion, constance de la pression de l’air, présence des parois et filets, etc.».
«Un moment fort: la chute libre qui dure environ une minute avant l’ouverture du parachute.» - Lise Hernandez
«Notre entraîneur fait partie de l'équipe nationale canadienne en Vol relatif. Nommée «Évolution», cette équipe s’est classée à la cinquième place lors de la dernière compétition internationale. Nos deux équipes sont commanditées par Skyventure Montréal. Ce sera notre premier national et on veut le gagner parce qu’il sera notre laissez-passer pour l’international.» On leur souhaite «Bonne chance !»
Le championnat national
Le Championnat canadien de parachutisme veut promouvoir le parachutisme sportif, déterminer et reconnaître les champions nationaux dans les épreuves individuelles et par équipe, déterminer la composition d'une équipe nationale de parachutisme, améliorer les compétences et l'expérience compétitive, ainsi que diffuser les techniques et l'information. Le championnat se déroule autour des disciplines suivantes : Vol relatif, Précision d'atterrissage, Voltige, Formation sous voilure, Vol relatif vertical et Free fly.
