Le budget a été déposé le mercredi 13 janvier et c’est sans trop de surprise que les contribuables ont appris que leur fardeau fiscal allait augmenter. M. DeSousa a cependant tenu à rappeler que les Montréalais avaient échappé à des hausses de taxes, au cours des huit années précédentes et qu’en conséquence, l’augmentation de cette année constitue un rattrapage qui était devenu inévitable. Il a aussi fait valoir que la Ville avait fait de nombreux efforts pour réduire les dépenses, depuis 2006, notamment en réduisant de 1000 postes, le nombre des fonctionnaires.
L’augmentation moyenne des taxes, dans la ville de Montréal, sera de 5,3% et une importante partie de celle-ci est requise pour combler le déficit du régime de retraite des employés, lourdement affecté par la crise économique qui a réduit le rendement sur les placements.
Le transport en commun est aussi un autre secteur qui accaparera une large partie du budget de la ville. On y consacrer 60 millions$ de plus, en 2010.
En plus de devoir fonctionner avec des budgets réduits, en 2010, les arrondissements devront restreindre le volume des sommes consacrées à leurs plans triennaux d’investissements (PTI). Cela implique, pour l’ensemble des arrondissements, une réduction totale d’environ 40 millions$, pour l’année qui vient. Cette mesure affectera sûrement les délais de réalisation de certains projets annoncés au cours des derniers mois. Au mieux, certains de ceux-ci seront reportés d’un an et il appartiendra aux élus de chacun des arrondissements d’établir leurs priorités, à cet égard. Dans l’arrondissement de Verdun, l’administration Trudel devrait annoncer d’ici peu ses couleurs, à cet égard.
Alan De Sousa mise sur des sources de financement récurrentes pour permettre à la ville de Montréal de réaliser ses plus importants projets. Il considère que la hausse de la taxe sur l’essence est une des mesures qui pourraient être appliquées très rapidement, avec l’appui du gouvernement du Québec.
Il ne ferme pas la porte à l’instauration de postes de péages, même s’il considère que cette mesure serait plus complexe à réaliser. Il se dit très ouvert à un tel projet, mais il ne voit pas comment on pourrait le mettre rapidement en application.
Dans l’immédiat, la ville de Montréal réduira de 400 millions ses investissements dans des grands projets, mais elle accordera la priorité aux travaux d’infrastructures, afin de profiter au maximum des programmes de subventions. Cela aura aussi un effet sur la dette à long terme et son impact sur le fardeau fiscal des citoyens.
On peut donc dire que 2010 sera une année de rattrapage, sur le plan budgétaire, à la ville de Montréal. Ce ne sera sûrement pas l’année des grands projets, mais c’est peut-être le début d’une ère où l’augmentation du fardeau fiscal des Montréalais ne sera plus la seule solution aux défis de la « métropole du Québec ».




