De toute évidence, la période des vacances de la construction est l'une des raisons de la réduction du nombre de véhicules, sur les grandes voies de circulation. À cela, il faut ajouter les fermetures d'écoles et les congés annuels, pour un grand nombre d'employés du secteur public et privé.
Même si des dizaines de milliers de touristes envahissent la métropole et que d'innombrables chantiers entravent le réseau routier, on peut dire que la situation est bien acceptable. Pourquoi ne s'inspire-t-on pas de cette constatation pour chercher des pistes de solution aux problèmes de circulation?
Il serait facile, à mon avis, de calculer le nombre de véhicules en moins, sur le s voies de circulation métropolitaines, à cette période de l'année. On pourrait alors chercher des moyens d'atteindre la même réduction, à longueur d'année, et je pense qu'il n'est pas utopique de croire que cela est possible.
Ainsi, ne pourrait-on pas établir des horaires plus stricts pour la circulation des véhicules de livraison? Il en est de même pour les lourds véhicules en transit, sur les grandes artères routières aux heures de pointe. Sans exercer des restrictions trop excessives, il serait certainement possible de restreindre davantage leur présence, aux heures de pointe. Il me semble, également, que si l'on approchait les grands employeurs, on pourrait leur suggérer des horaires de travail qui permettraient d'étaler les heures de pointe sur de plus larges périodes. Dans bien des cas, on pourrait aussi organiser le travail (et les études) sur quatre jours, au lieu de cinq, en ajustant le nombre d'heures quotidiennes.
Il faudrait aussi que l'on cesse de soutenir que c'est par caprice ou entêtement que les gens n'utilisent pas davantage le transport en commun. Ce service ne répond tout simplement pas aux besoins d'un grand nombre d'usagers potentiels. Qui est prêt à passer entre deux et quatre heures par jour, souvent debout, pour se déplacer sur des distances que l'on prend trois fois moins de temps à franchir, en auto?
Si on se donnait la peine, d'élaborer un réseau de navettes rapides (et confortables) pour relier certains secteurs de l'île de Montréal aux stations de métro, ce serait un grand pas en avant. Je suis prêt à parier qu'un grand nombre d'automobilistes seraient prêts à payer plusieurs dollars par jour pour un service, qui de toute façon, serait meilleur marché que les tarifs de stationnement.
Je ne crois pas que de telles suggestions seront un jour retenues par des décideurs, car elles ont le défaut de déroger aux pratiques établies. En attendant les « vraies » (et coûteuses) solutions, on continuera de patienter dans les bouchons et d'empoisonner l'air de Montréal.
Ce qui ne m'empêche pas de profiter des quelques jours de circulation fluide que nous accorde à tous, chaque année, la saison estivale. Bonnes vacances!

