Le problème n’est pas nouveau, à cet endroit, et il est signalé plusieurs fois par année. On a longtemps pointé du doigt des raccordements croisés qui font que l’eau de pluie est contaminée, dans la canalisation, par de l’eau qui devrait être normalement acheminée dans l’égout sanitaire.
Il est cependant peu probable que ces raccordements soient la cause de cette pollution, puisqu’il n’en reste plus que quelques dizaines. Leur volume total ne peut donc pas expliquer les chiffres présentés par le quotidien.
L’ingénieur Jean Cardin, est chef de division, à l’arrondissement de Verdun et il affirme qu’on avait vérifié, en 2003, la totalité des 8292 unités d’habitation présentes, à l’époque. Au total, 48 résidences, auraient encore au moins un équipement sanitaire (comme une toilette) branché sur la conduite pluviale de la résidence (ou du commerce).
Si l’on compare ce nombre au volume total (moins de 0,6%), il serait étonnant qu’il puisse être à l’origine d’une contamination de l’ampleur constatée. L’arrondissement tente donc de localiser l’origine de ce volume important d’eaux usées et M. Cardin n’écarte pas la possibilité d’une interconnexion entre les réseaux publics (pluvial et sanitaire). Il estime toutefois que ce serait étonnant, à cause des diamètres et des profondeurs très différentes de ces différentes canalisations.
Cette analyse se poursuit et est réalisée par la Direction de l’environnement de la ville de Montréal. Elle consiste à prélever des échantillons d’eau en amont dans le réseau, en partant de l’émissaire problématique situé près du Pont Champlain, qui serait le seul des sept émissaires de l’île qui présente un niveau de contamination problématique.
Cette analyse est complexe à réaliser puisque le réseau des eaux pluviales de l’île est fréquemment inondé par celles du fleuve St-Laurent qui s’insèrent à contre-courant dans les canalisations plus en amont. Il faudra donc effectuer la collecte d’échantillons lorsque le fleuve sera à son plus bas niveau, mais ces résultats ne seront disponibles qu’à la fin du mois de septembre 2007.
Entre temps, l’arrondissement étudie différents scénarios afin de régler les 48 branchements problématiques qui devront éventuellement être corrigés, même s’ils ne peuvent causer le taux de pollution dont fait état le Journal de Montréal. Il faut également mentionner qu’il n’y a pas lieu de trop s’alarmer puisque les échantillons pris le 9 juin, dans un rayon de seulement 15 mètres de la sortie contaminée, présentaient un niveau de coliformes acceptable (moins de 100 unités par 100 ml).
Un égout pluvial de L'Île-des-Sœurs déverse de l’eau très polluée dans le fleuve
Un article publié dans Le journal de Montréal, le lundi 11 juin, faisait état d’un fort taux de coliformes dans l’eau provenant d’une canalisation d’égout pluvial, qui se déverse dans le fleuve, près du pont Champlain, à L'Île-des-Sœurs. Les tests effectués le 9 juin ont établi la présence de 2 089 coliformes par 100 ml d’eau, un taux 50 fois plus élevé que celui exigé en vertu des normes gouvernementales.
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