Dès le début du développement moderne de L'Île-des-Soeurs, ce pont était envisagé par les promoteurs. En 1967, la firme BBL avait déposé un plan qui prévoyait un pont entre la rue Galt et le boulevard Marguerite-Bourgeoys.
En 1988, le plan directeur de la firme Lavalin envisageait, dans un de ses scénarios, un pont dans le même axe que celui de la firme BBL. Une autre option suggérait que le nouveau pont pourrait être installé entre le chemin du Golf et le secteur voisin de l'école Mgr Richard. Dans un cas comme dans l'autre, le troisième pont était toujours considéré comme un lien très important, pour ne pas dire essentiel..
Le plan directeur de l'arrondissement, adopté en 2003, ne reconnaissait pas le besoin de ce pont, compte tenu du fait que la population ultime de l'île ne devait plus être de 45 000 habitants, mais plutôt d'environ 23 000. Il faut cependant retenir qu'à l'époque, on parlait beaucoup d'un train léger, entre la Rive Sud et le centre-ville de Montréal et de diverses autres mesures pour décongestionner l'autoroute 15.
En 2008, un comité de citoyens a conclu à la nécessité d'un pont de services entre l'île et le quartier Wellington-De L'Église. Et, dans un sondage réalisé à la même époque, 74% des résidants de L'Île-des-Soeurs se prononçaient en faveur d'un nouveau pont pour les autobus, les véhicules d'urgence, les cyclistes et les piétons.
Il est inutile de rêver à une solution prochaine aux problèmes de circulation qui engorgent l'autoroute 15. Et tout indique que l'autoroute Bonaventure sera de plus en plus achalandée. Est-ce qu'un pont de services serait utile aux usagers du transport en commun? Est-ce qu'il favoriserait un accès piétonnier plus rapide à l'hôpital et aux équipements sportifs, culturels et récréatifs de la « terre ferme »? Est-ce que les ambulanciers, les policiers et les pompiers auraient un accès plus rapide à l'île? Poser ces questions, c'est y répondre.
On sait que le service de la Sécurité Incendies de Montréal (SIM) considère sérieusement cette option, dans le cadre d'une analyse de la couverture de risque pour mieux desservir le secteur de L'Île-des-Soeurs. S'il arrive à la conclusion que ce pont est nécessaire, son coût de construction serait assumé par une autre instance que l'arrondissement.
Si tel est le cas, il restera bien peu d'arguments défendables aux opposants à ce projet.
Le point sur le pont
Le projet d'un pont entre L'Île-des-Soeurs et la « terre ferme » de Verdun a ses partisans et ses adversaires et, dans ce dossier, il me semble important de rappeler certains éléments que l'on a parfois tendance à oublier.
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