Un été chaud pour Raymond Bouchard



Un été chaud pour Raymond Bouchard

Un été chaud pour Raymond Bouchard

Publié le 24 Mars 2009
Publié le 19 Avril 2010
Alexandre Gauthier RSS Feed

La fin de la série Annie et ses hommes le 6 avril après sept ans de diffusion permet à Raymond Bouchard, qui y incarne Gilbert Séguin, d'envisager de nouveaux projets qui pourraient l'occuper tout l'été.

Sujets :
Île-des-Sœurs , Père , Le Trident , Montréal , Québec , France

«Je prends une chance qu'un projet de film obtienne son financement à la mi-juin. Si oui, on tournera en septembre. Sinon, j'aurai dit non à une grosse offre pour rien!», confie le comédien lors de l'entrevue réalisée au Café Vienne à L'Île-des-Sœurs où il habite depuis bientôt 12 ans.

Raymond Bouchard est déjà assuré de jouer «un beau rôle» dans le film <@Ri>

Funkytown<@$p>, de Daniel Roby, dont les scènes seront tournées en juin. «On recrée l'époque disco des années 1970 à Montréal», affirme celui qui jouera aux côtés de Patrick Huard.

Il y a aussi dans l'air la suite annoncée par Réjean Tremblay de la série Scoop, lancée en 1992, dans laquelle M. Bouchard joue le rôle de Paul Vézina et dont le tournage pourrait se dérouler cet été.

Il est également possible qu'un vieux projet d'adaptation d'un roman en film avec la France puisse se réaliser. La coproduction québécoise doit toutefois obtenir le financement.

Il est toutefois acquis de voir Raymond Bouchard dans le film Noémie, dont la sortie est prévue en décembre. «C'est une chasse au trésor émouvante qui devrait bien marcher aux guichets», estime le comédien qui y joue Émile Lumbago, un vieux voisin devenu fantôme.

Par la porte arrière

C'est en raison de sa voix que la carrière de M. Bouchard a pris son envol. «J'étais soliste dans la chorale du collège et j'ai joué un Père à 20 ans parce que j'avais une grosse voix», raconte celui qui est maintenant en âge de jouer ce genre de personnage. «Je suis devenu acteur par la porte arrière, car j'ai étudié l'histoire, la littérature et l'archéologie avant d'entrer au Conservatoire», relate celui qui a fondé le théâtre Le Trident à Québec avec Paul Hébert. Il avait auparavant dirigé la Troupe des Treize à l'Université Laval.

De son propre avis, Raymond Bouchard a joué beaucoup, et de gros rôles, durant une vingtaine d'années au théâtre. Il est toutefois occupé par les tournages depuis une dizaine d'années. «Je ne considère pas le théâtre en deuxième, mais j'ai des projets de films. Je ne dis pas non pour plus tard», explique le comédien qui aime son métier.

Il se rappelle avoir ressenti «un trac épouvantable» à la première québécoise d'Othello à Montréal. «Ça me brûlait le cœur. Je me suis planté avec mes grosses bottes au centre de la scène et je me suis dis: vas-y avec ta grosse voix. Ça se déroule bien chaque fois!», relate M. Bouchard. Il estime que le trac rend le comédien vulnérable, mais donne un côté humain au personnage.

Encore adolescent

Il y en a tellement à raconter au sujet de Raymond Bouchard. Le comédien est fier de la versatilité de ses rôles et de ses succès. Qui n'a pas été attendri par le rusé Germain Lesage dans La Grande séduction? Sa performance a convaincu les Français de lui donner un rôle dans le film King Guillaume avec Pierre Richard. «J'ai souvent joué des rôles complexes: des boss, des bardasseux et des magouilleurs. Pour moi, c'est plus délicat que de jouer les bons gars», souligne-t-il.

Dans la vraie vie, le comédien ne se défile pas. Porte-parole de Diabète Québec depuis 1989, il se déplace avec sa pompe à insuline depuis 44 ans. Membre du Club Viper, il affiche, selon lui, «un air de vieil adolescent aux cheveux blancs», au volant de son véhicule avec lequel il a paradé lors du 400e anniversaire de la Ville de Québec.

À l'île pour rester

Assurant qu'il conduit vite sur une piste de course et non dans les rues résidentielles, M. Bouchard avoue avoir un faible pour la performance et le design des véhicules. Établi à L'Île-des-Sœurs depuis 1997, le comédien estime que les gens de l'île sont gentils et respectueux. Il apprécie, en outre, la proximité du centre-ville de Montréal, la vue sur la ville et la paix de son condo au Club Marin. «J'ai eu une grande maison à Longueuil pendant dix ans, mais j'ai adoré l'île quand une amie m'a fait visiter le coin», raconte Raymond Bouchard à brûle-pourpoint. Il a connu la forêt à l'état sauvage où il promenait son chien et aimerait finir ses jours dans son repaire, comme il appelle son condo. Il y accueillera d'ailleurs ses filles cet été en provenance de Québec et de Vancouver. Pendant que le comédien se prépare à un été chaud au travail, sa vie est comblée.

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